Journée chargée à l’Assemblée Nationale aujourd’hui !

par · 9 juin 2011

Aujourd’hui, à l’Assemblée Nationale, les députés du groupe SRC défendaient plusieurs propositions de lois qui seront soumises au vote le mardi 14 juin prochain :

Ouverture du Mariage pour les couples de mêmes sexes :

Le mariage est une institution dont les origines sont millénaires et, à ce jour, plus adaptées aux évolutions de notre société.

Les réformes législatives nombreuses et récentes traduisent bien cette évolution de la société, puisqu’au delà même du mariage, ont déjà été instituées, dans un premier temps, la reconnaissance du concubinage dans la loi, puis, la création du pacs faisant du couple un objet de droit.

Aujourd’hui, l’ouverture du mariage au couples de même sexes répond à une demande sociale qui à notre sens, participe d’un mouvement général de renforcement du principe d’Egalité des droits.

Mais force est de constater, lors de débats à l’Assemblée Nationale de cette semaine, que l’UMP n’est pas prête à cette évolution : Le mariage, c’est  » la loi de la nature » : un homme, une femme, la procréation….. On se croirait revenus à une autre époque et à des propos rattachés à une conception religieuse et anthropologique.

Lutte contre de décrochage scolaire :

Chaque année, plus de 150 000 jeunes quittent le système scolaire sans diplômes et sans qualification.

Il est grand temps, au delà des annonces successives de suppressions de postes, de fermetures de classes, d’absence de politique de remplacements, de suppressions des postes d’enseignants et de personnels spécialisés, de recours à l’exclusion ou à la suspension des allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme…, de reposer les bases d’une politique de lutte contre le décrochage scolaire qui permette de trouver des solutions pragmatiques et précises pour éviter le décrochage scolaire et non pas de stigmatiser, discriminer ou punir les décrocheurs et leurs familles.

La lutte contre le décrochage scolaire exige des propositions en s’attaquant aux causes et non pas aux conséquences.

Des mesures proposées :

Allongement de la scolarité obligatoire à 3 ans : L’école maternelle joue une rôle moteur dans la scolarité des élèves, notamment dans certains quartiers ;

Mise en place de mesures d’accompagnements et de médiation pour les élèves notamment liés à l’exclusion;

L’abrogation des dispositions stigmatisantes notamment liées à la pénalisation des élèves absents ( réf. à la loi Ciotti relative à la suspension des allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme scolaire).

Résolution européenne sur la taxation des transactions financières en Europe :

La résolution commune des députés socialistes français et des députés sociaux-démocrates allemands visant à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières en Europe a réuni un consensus à l’Assemblée nationale et le gouvernement a désormais une obligation de délai et de résultat, sans lesquels les engagements ne seront que paroles mortes.

La résolution conjointe avec les collègues allemands du SPD au Bundestag, les députés du groupe socialiste, radical et citoyen proposent donc d’instituer une taxe sur les transactions financières, dont le principe a été acté par le Parlement européen en mars 2011. Cette taxe couvrira toutes les transactions financières pour mettre un terme au capitalisme de « casino » et moraliser le secteur financier.

La crise financière a révélé les dysfonctionnements majeurs d’un marché déréglementé et prisonnier de stratégies de profit à court terme. Les spéculateurs, protégés par une opacité empêchant les pouvoirs publics de vérifier la pertinence de leurs transactions, ont provoqué une hypertrophie des échanges financiers. Les Etats ont dû mettre à contribution l’ensemble de la collectivité pour sauver ce secteur de ses propres dérives financées par le contribuable.

Nous proposons de soumettre toutes les transactions financières à une taxe de 0,05 % pour mieux réguler la globalisation des échanges, protéger nos concitoyens, remettre l’épargne au service de l’investissement à long terme et de l’économie réelle plutôt que de la seule rente.

Si à l’automne, aucune avancée significative n’a été réalisée, la France et l’Allemagne devront prendre l’initiative de créer elles-mêmes cette taxe pour contraindre nos partenaires et la commission européenne de les suivre. Et si ce n’est pas le cas, les députés socialistes français et sociaux démocrates allemands déposeront une proposition de loi commune.

Les commentaires1 Commentaire

  1. argentsale dit :

    Effectivement, il serait sain d’imposer les flux financiers provenant en partie des paradis fiscaux ou du blanchiment qui actuellement échappent à toute imposition et sèment le désordre par exemple en spéculant contre la Grèce.