Sortir la Grèce de la spirale !

par · 24 juin 2011

Nul n’ignore que les marchés suréagissent et imposent à des pays en difficultés des taux d’intérêt insoutenables qui leur interdisent de revenir à des situations budgétaires plus sereines.

Le marché est aveugle et n’a que l’odorat de l’argent. En augmentant les coûts d’emprunt, il menace la solvabilité future des États dont la charge d’intérêts devient insupportable et conduit au défaut de paiement reniflé initialement.

Le problème de la Grèce est connu. Les salaires ont augmenté sans aucun rapport avec la productivité. Les pays limitrophes, hier communistes, se sont ouverts à l’économie de marché. Ils ont accentué le déficit de compétitivité industriel.

L’ État Providence, dont les salaires des fonctionnaires, a donc été financé par le crédit, dans un pays où la rentabilité de l’impôt laisse à désirer.

C’est précisément au moment où le déficit, -15.4% en 2009, a pu être ramené à 10.5% en 2010 que les marchés se déchaînent.

Le plan d’austérité combiné à la privatisation, allège le poids de la dette tout en raréfiant les moyens de le combler.

On s’oriente donc vers une restructuration même si on a habillé cela d’une autre façon.

Il est probable que, sous l’impulsion des marchés et des agences de notation, on avance vers un défaut de paiement plus virtuel que réel mais dans ce domaine, c’est la virtualité qui impose la réalité.

Alors ne faudra-t-il pas se poser la question de l’annulation partielle de la dette ? Ne serait-il pas plus profitable à tous en Europe, à l’Euro et à la Grèce en particulier ?

Nos amis du SPD, que l’on ne peut traiter de laxistes, l’envisagent.

 

Les commentaires4 Commentaires

  1. Ananas dit :

    Le maintien de la Grèce à l’intérieur de l’Europe a une valeur forte du point de vue de la démocratie.Il est bon de la soutenir. Ce pays doit cependant mieux répartir les impôts. Aide toi,l’Europe t’aidera.

  2. ANANAS dit :

    Il est hors de question de laisser la Grèce .Elle fait partie de l’Europe.Annuler une partie de la dette est une solution à court terme.Une réforme fiscale de fond dans ce pays est la solution à plus long terme indispensable.

  3. estunaifourealiste dit :

    La Grèce mérite d’être soutenue par l’Europe et non d’être dépecée au profit des entreprises américano-européennes par le biais des privatisations.
    Enrichir les sociétés américaines et affaiblir l’Euro est évidemment le but des américains !

    La Grèce doit cependant s’attaquer à ses problèmes internes de recouvrement d’impôt.
    Est ce normal que les biens immobiliers de l’Eglise orthodoxe (terres et immeubles de rapport) ne soient pas imposés alors qu’elle est le plus gros propriétaire terrien de Grèce ?
    Est ce normal que de riches propriétés puissent échapper à l’impôt en construisant une petite chapelle sur leur terrain ?
    Il est plus facile de taxer les fonctionnaires que l’Eglise.

    Balayer devant sa porte est toujours sain, c’est un préalable à une remise en ordre de son économie !

  4. topaz dit :

    Un peu plus d’un mois s’est écoulé depuis le crash. La vie et l’actualité ont repris leurs cours. L’affaire DSK est déjà un fait divers inscrit dans le passé. Le 28.06, les médias vont se réveiller, se déchaîner et faire des jeux de mots et de chiffres de mauvais goût.
    A qui, à quoi pense DSK, prisonnier de sa résidence de New-York ? A ses proches, à ses amis, au peuple grec, au FMI, à la primaire socialiste, à sa défense ? Que fait-il de ses journées ? Lui qui a toujours été un homme pressé, sollicité, entouré, a-t-il fait de la solitude obligée une amie ?
    Dans sa situation, comme rescapé sur un lit d’hôpital après un accident grave, on fait le bilan de sa vie et on prend des décisions qu’on avait toujours remis à plus tard auparavant. Je crois que Dominique Strauss-Kahn fera les bons choix et qu’il changera sa ligne de défense.