Sortir la Grèce de la spirale !

Nul n’ignore que les marchés suréagissent et imposent à des pays en difficultés des taux d’intérêt insoutenables qui leur interdisent de revenir à des situations budgétaires plus sereines.

Le marché est aveugle et n’a que l’odorat de l’argent. En augmentant les coûts d’emprunt, il menace la solvabilité future des États dont la charge d’intérêts devient insupportable et conduit au défaut de paiement reniflé initialement.

Le problème de la Grèce est connu. Les salaires ont augmenté sans aucun rapport avec la productivité. Les pays limitrophes, hier communistes, se sont ouverts à l’économie de marché. Ils ont accentué le déficit de compétitivité industriel.

L’ État Providence, dont les salaires des fonctionnaires, a donc été financé par le crédit, dans un pays où la rentabilité de l’impôt laisse à désirer.

C’est précisément au moment où le déficit, -15.4% en 2009, a pu être ramené à 10.5% en 2010 que les marchés se déchaînent.

Le plan d’austérité combiné à la privatisation, allège le poids de la dette tout en raréfiant les moyens de le combler.

On s’oriente donc vers une restructuration même si on a habillé cela d’une autre façon.

Il est probable que, sous l’impulsion des marchés et des agences de notation, on avance vers un défaut de paiement plus virtuel que réel mais dans ce domaine, c’est la virtualité qui impose la réalité.

Alors ne faudra-t-il pas se poser la question de l’annulation partielle de la dette ? Ne serait-il pas plus profitable à tous en Europe, à l’Euro et à la Grèce en particulier ?

Nos amis du SPD, que l’on ne peut traiter de laxistes, l’envisagent.