Libye: il faut continuer

par · 11 juillet 2011

La France a trop tardé, empêtrée qu’elle était dans les soucis de son ministre des Affaires Etrangères, Madame Alliot-Marie. Mi-février, le Parti socialiste avait demandé publiquement une zone d’exclusion dans l’ouest de la Libye. Kadhafi était acculé, Chavez faisait des offres de service pour négocier, Moscou et Pékin imaginaient une fin rapide.

Mais la France était incapable d’agir. Il aura fallu attendre Alain Juppé et la résolution des Nations Unies pour tenir compte du nouveau rapport de force. Aujourd’hui, ce retard pèse.

Pour autant, il ne faut pas baisser la garde. Cesser l’action, c’est permettre la réaction. C’est conduire à de nouveaux malheurs, de nouvelles tueries et des flux migratoires. C’est fragiliser la révolution tunisienne. C’est, enfin, renforcer la dictature syrienne dans l’assassinat de son peuple.

Il faut continuer pour obtenir un vrai cessez-le-feu et une négociation pour une transition démocratique.

Les commentaires2 Commentaires

  1. realisteounaif dit :

    Une trêve dans l’hypocrisie !
    Les américains ont soutenu les pires dictatures pétrolières sans que le manque de démocratie ne les gêne si leurs sociétés pétrolières pouvaient exploiter librement le pétrole.
    Mais dès que les sociétés pétrolières devaient partager la rente avec l’Etat , en Irak en Libye ou au Venezuela leurs gouvernements devenaient des monstres qu’il fallait renverser aussitôt avec l’aide de leurs alliés.
    Si la Libye n’avait pas de pétrole, personne ne serait intervenu, comme en Syrie.
    Le cessez le feu est souhaitable pour les habitants, …et puis il permet de refaire fonctionner les raffineries de pétrole !

  2. ANANAS dit :

    Obtenir un cessez le feu,oui.Mais la démocratie,c’est plus aléatoire.