Libye: il faut continuer

La France a trop tardé, empêtrée qu’elle était dans les soucis de son ministre des Affaires Etrangères, Madame Alliot-Marie. Mi-février, le Parti socialiste avait demandé publiquement une zone d’exclusion dans l’ouest de la Libye. Kadhafi était acculé, Chavez faisait des offres de service pour négocier, Moscou et Pékin imaginaient une fin rapide.

Mais la France était incapable d’agir. Il aura fallu attendre Alain Juppé et la résolution des Nations Unies pour tenir compte du nouveau rapport de force. Aujourd’hui, ce retard pèse.

Pour autant, il ne faut pas baisser la garde. Cesser l’action, c’est permettre la réaction. C’est conduire à de nouveaux malheurs, de nouvelles tueries et des flux migratoires. C’est fragiliser la révolution tunisienne. C’est, enfin, renforcer la dictature syrienne dans l’assassinat de son peuple.

Il faut continuer pour obtenir un vrai cessez-le-feu et une négociation pour une transition démocratique.