Le peuple somalien victime d’une guerre sans fin

par · 4 août 2011

Depuis le coup d’état qui a chassé le dictateur Mohammed Siad Barré, il y a vingt ans, la violence règne dans une grande partie du pays. La guerre civile, les trafics, la piraterie achève de saigner à blanc ce pays habitué aux sécheresses. C’est la raison pour laquelle les famines ont plusieurs fois touché la Somalie au cours de son histoire récente.

C’est aussi la raison pour laquelle, pour la première fois dans l’Histoire, les Nations unies avaient décidé d’intervenir militairement dans le pays pour des raisons humanitaires. Mais même l’Opération « Restore Hope » (les Etats-Unis sous mandat onusien en 1992) n’a pu venir à bout de la guerre civile. Pire, ce sont les islamistes qui ont fini par prendre le pouvoir.

Encore aujourd’hui, les combats qui se poursuivent sont un obstacle à l’acheminement de toute aide humanitaire.

Les rebelles islamistes, affiliés à Al Qaïda nient carrément la famine, mais reconnaissent la sécheresse. Depuis 2009, le Programme alimentaire mondial (PAM) et plusieurs ONG ont vu leurs actions carrément interdites. Evidemment, dans ces conditions, l’envoi d’argent fait craindre les détournements.

Pourtant, la Somalie fait partie avec l’Ethiopie, le Soudan, l’Erythrée, le Kenya et Djibouti de L’autorité intergouvernementale sur le développement, une structure de coopération créé au milieu des années 80 pour lutter contre les effets de la sécheresse et contre la famine. Mais aujourd’hui, cette structure est impuissante puisque l’essentiel de ses membres sont touchés par une famine qui s’étend.

Déjà, la présidente de la confédération helvétique, la socialiste Micheline Calmy-Rey, s’est rendu dans la région pour mesurer l’ampleur de la situation.

Alors que la France préside le G20, elle pourrait faire plus que tripler son aide – comme cela a été annoncé. Elle pourrait pousser l’Union européenne et les pays membres du G20 pour une intervention d’envergure pour que la solidarité internationale passe des intentions à l’action.