Non à la règle d’or ! Oui à une politique européenne économique coordonnée !

par · 11 août 2011

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel conduisent l’Europe à la catastrophe ! Les deux leaders conservateurs s’enferment dans une politique d’austérité qui confirme les marchés dans l’extrême prudence et conduit les peuples à la crise sociale et morale. La Bourse de Francfort dévisse tout autant que celle de Paris car la hantise de la récession hante les esprits et ce que nous prédisions depuis des mois: l’Allemagne assèche l’Europe qui asséchera l’Allemagne se réalise. Francfort tombe parce que l’on spécule que la zone Euro ne pourra plus acheter allemand. Et ce dans un environnement mondial et principalement américain dépressif.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel proposent une stratégie de « tranchée »: les fonds de réserve, soutien à la Grèce et une austérité renforcée. En France c’est la « ligne Maginot » de la régle d’or. Entre hypocrisie et hérésie, cette ligne de défense s’intègre dans une stratégie d’austérité impuissante.

Il ne faut pas la règle d’or anti déficit, il faut une politique coordonnée européenne. C’est l’inverse. Ce contre sens est plus grave qu’en grammaire. C’est tout une politique européenne qu’il faut rebâtir. Elle doit intégrer un vrai plan de relance continental avec comme objectif un « green deal », le gouvernement économique, la taxation des mouvements de capitaux, la mutualisation des dettes des euro bond, une agence de notation indépendante etc. Le Parti Socialiste Européen (PSE) s’est déjà prononcé.

C’est la base d’une autre politique en Europe qui peut conjurer la crise et relancer l’Europe.

Quant à la France tout commence par la vraie fin du bouclier fiscal, des niches fiscales et de l’idéologie anti impôt. On le voit nous des deux côtés de la barricade, c’est un vrai débat: « ligne Maginot » contre guerre de mouvements.

Les commentaires2 Commentaires

  1. bruno.beauvois dit :

    Non à la règle de plomb

    La pseudo règle d’or est un miroir aux alouettes, elle est économiquement dangereuse et politiquement injuste.

    Une règle inapplicable :

    Durant ces quarante dernières années, la France a été en déficit quasi constant. Les deux périodes de pics de déficits furent le gouvernement Balladur ( avec comme ministre du budget un certain Nicolas Sarkozy) et le gouvernement actuel.

    Notre président est, en tant que président et ministre du budget sous le gouvernement Balladur ,le pire gestionnaire depuis quarante ans, personne n’a autant creusé le déficit français que lui.

    Aujourd’hui, il voudrait refaire sa virginité budgétaire en instaurant pour le futur une règle d’or. Il promet pour le futur l’exact inverse de ses actes actuels. Curieux et difficilement crédible et même impossible.

    Impossible pour trois facteurs :
    – Le poids de la dette de la France a fortement accru, les intérêts représentent l’équivalent de l’impôt sur le revenu. C’est une dépense en pleine augmentation.
    – L’inquiétude sur la possibilité de remboursement des prêts pousse les investisseurs à renchérire le coût de l’argent, c’est à dire à augmenter les taux d’intérêts, les charges d’intérêts vont donc augmenter.
    – La crise va impacter la croissance et forcément la limiter voire l’annuler, il n’y aura pas d’augmentation de recette fiscale générées par le dynamisme économique.

    On le voit, le poids de la dette va entraîner une augmentation automatique des dépenses de l’état et la crise va limiter les recettes. Comment dans ces conditions espérer un retour à l’équilibre, il est tout simplement impossible.

    Une dette non remboursable :

    La dette représente aujourd’hui environ 85 % du PIB, elle va encore progresser de quelques points pour atteindre autour de 90 % d’ici fin 2012. Cette dette s’est constitué en 30 ans, avec deux pics très forts : celui de 1992-95 ( Nicolas Sarkozy ministre du budget ) et notre période actuelle.

    Pour désendetter la France, il ne faut plus non seulement de déficit budgétaire, mais dégager des excédents.

    Comment promettre une politique de désendettement qui devrait durer au moins 30 ans, avec comme condition une croissance assez forte et aucune crise économique et/ou militaire importantes.

    Nous sommes aujourd’hui en pleine crise, le remboursement des intérêts de la dette représente le deuxième poste budgétaire et il est en pleine augmentation. Dans ces conditions la dette est tout simplement non remboursable.

    Une hérésie historique :

    La règle d’or permettrait de maintenir artificiellement en vie, un monde, un modèle économique en train de s’effondrer. Notre modèle actuel reposait sur une politique néo-libérale, or ce modèle s ‘effondre sous nos yeux.

    On demande aux citoyens de faire des sacrifices énormes pour maintenir par acharnement thérapeutique un paradigme économique appartenant de fait au passé.

    Nous assistons à l’impossibilité du président Sarkosy de réaliser la situation actuelle. Il était l’homme de libéralisme, l’ami des puissants, l’homme de bouclier fiscal, il ne peut réaliser que son modèle économique est en fin de vie.

    Un contre sens économique :

    La règle d’or générait, si elle était appliquée, des sacrifices énormes. Une réduction drastique des dépenses signifie des coupes sombres dans l’éducation, la santé, la police. Moins d’enseignants, d’infirmières, de policiers, et un monde de plus en plus dur et difficile à vivre.

    Cette politique d’austérité entraînerait un recul de la croissance et une augmentation du chômage avec in fine un tour de vis supplémentaire pour les comptes sociaux.

    Cette règle nous mène vers une crise durable, voir des risques importants d’explosions sociales potentiellement très violentes.

    Et autant de sacrifice, de risque pour à la fin, rien, avoir raté le tournant de l’histoire. Nicolas Sarkozy se comporte comme la réincarnation de Herbert Hover. La règle d’or au niveau européen serait notre loi Hawley-Smoot , une formidable et terrible machine a accéléré et à accroître la crise.

    Au contraire, il nous faut être actif, imaginé à la manière de Franklin Roosevelt, un autre modèle, une autre économie.

    Une injustice pour le peuple :

    La situation actuelle est née d’un lobbying important des banques et des grandes entreprises.

    Nous avons assisté à un discours de toujours moins d’impôt et au niveau européen à une mise en concurrence des états.

    Au niveau national, notre déficit se creusait au fur et à mesure des niches fiscales et des réductions d’impôts. Aujourd’hui une personne touchant le SMIC supporte un taux de prélèvement largement supérieur ( autour de 42 %)au personne touchant plus de 100 000 euro par mois (autour de 35 %).

    Les multinationales comme Total paie bien moins d’impôts que le petit restaurateur ou l’artisan plombier du quartier, le monde marche sur la tête.

    Au niveau européen, la France est le plus gros contributeur après l’Allemagne à l’Union européenne, nous avons financé l’Europe pour que l’Irlande, les pays baltes, les ex pays de l’Est puissent faire du dumping social et fiscal. On leur donnait de l’argent pour qu’ils puissent attirer nos entreprises, nous avons financé nos départs d’entreprises, c’est de la folie.

    Et comme avec la mise en concurrence des états, le niveau de vie des citoyens et les recettes étatiques stagnaient, les banques eurent les même réponses : Continuez la politique de baisse des impôts et de concurrence acharnée, Ne vous inquiétez pas, nous allons financer l’économie par les prêts.

    Et aujourd’hui alors que la situation catastrophique est née d’un lobbying acharné des grandes puissances de l’argent, on demande au peuple de se sacrifier. Ayons le courage de dire NON.

    Vers une sortie de crise

    En 2008, si les gouvernements avaient voulu ouvrir les yeux et mettre en place des outils de contrôle de la finance, nous aurions pu peut-être éviter la situation actuelle. Hélas au nom du dogme libéral, ils n’ont rien voulu comprendre.

    Nous devons aujourd’hui sortir du carcan du néo-libéralisme et inventer de nouvelle voie, de nouvelles règles économiques.

    Je propose de mutualisé les dettes des états de la zone Euro, et la reprise des dettes par la banque centrale européenne. La banque centrale européenne se chargeant d’échanger les dettes contre un crédit obligataire sur 40 ans avec un taux d’intérêt calqué sur le taux d’inflation.

    La dette des états serait donc annuler, les budgets redeviendraient excédentaire ( en France la charge de la dette représente environ 15 % du budget et en augmentation très rapide). Et par partir de cette situation, il conviendrait d’imposer aux Etats d’avoir un budget excédentaire, cet excédent étant reverser à la banque centrale européenne.

    Il conviendrait aussi de prévoir des exceptions à cette règle en cas de crise économique ou militaire grave.

    Bien sur, il conviendra de mettre en place un vrai gouvernement économique européen, dont la priorité sera de fixer un niveau d’imposition minimum et un taux de prélèvement social plancher afin d’éviter que l’Europe finance les délocalisation comme actuellement.

    Bien sûr les tenants de l’ordre ancien, les amis des puissants crieront à la folie, à l’hérésie mais qu’ont ils à proposer, rien sinon nous envoyer dans une crise majeure mondialisée et dont personne ne peut prévoir les conséquences.

    Aujourd’hui, il est temps de mettre l’économie au service de l’homme et non plus au service de la finance internationale.

  2. naifourealiste dit :

    Une politique européenne coordonnée en temps utile et non pas après la bataille, on ne pourrait que sans féliciter.
    Se donner les moyens de freiner les spéculateurs ou la rendre plus coûteuse par la taxation des mouvements de capitaux spéculant sur les matières premières, les monnaies…
    Les fonds spéculatifs basés dans des paradis fiscaux pourraient être taxés plus fortement….

    Il serait intéressant de connaître quels sont les moyens d’action dont pourrait disposer un gouvernement de gauche dans le cadre des contraintes européennes et celles qu’il serait souhaitable de faire adopter par l’Europe.