Le mauvais week-end de Nicolas Sarkozy

En coulisses les leaders de l’UMP se réjouissaient de l’attention médiatique pour DSK. On a moins vu les problèmes auxquels ils étaient confrontés. Nicolas Sarkozy a raté son lifting, transformant l’hyperactif en président. Il ne décolle pas et il a perdu une définition -certes critiquée – au profit d’un halo présidentiel indéfini. Il a perdu une image sans gagner un statut. Il a fait Pschitt ! Très durement touché dans les sondages, il ne tient plus ses nerfs. Agressant Jean-Pierre Raffarin à propos d’une « taxe et jardins », pas tout à fait à la hauteur présidentielle à laquelle il est censé planer. Pire… ayant le dit Raffarin au téléphone, il cède. Mais nouveau camouflet, le Premier ministre ne l’entend pas ainsi et indique que rien n’est tranché… Et ceci au moment où le ministre de l’agriculture ouvre un projet à « zéro euro ». Immédiatement descendu par Patrick Devedjian qui ne voit nul part le souffle d’un projet de société. Le tout sur l’œil goguenard de Jean-François Copé qui n’a pas l’air désolé de la tournure des évènements. Et un Jean-Louis Borloo qui annonce que la défiscalisation des heures supplémentaires a probablement été une erreur. Sans oublier la polémique autour du « Sarko m’a tuer » livre bombe incendiaire. Et le soupçon plus grave d’écoute des journalistes. Quant à sa grande manœuvre stratégique: la règle d’or dans la constitution. Soit il va au congrès et la demande sera retoquée, soit il n’y va pas et il aura démontré aux partenaires Européens sa faiblesse. Belle manœuvre !

A really bad week-end for Mister Sarkozy !