Le mauvais week-end de Nicolas Sarkozy

par · 5 septembre 2011

En coulisses les leaders de l’UMP se réjouissaient de l’attention médiatique pour DSK. On a moins vu les problèmes auxquels ils étaient confrontés. Nicolas Sarkozy a raté son lifting, transformant l’hyperactif en président. Il ne décolle pas et il a perdu une définition -certes critiquée – au profit d’un halo présidentiel indéfini. Il a perdu une image sans gagner un statut. Il a fait Pschitt ! Très durement touché dans les sondages, il ne tient plus ses nerfs. Agressant Jean-Pierre Raffarin à propos d’une « taxe et jardins », pas tout à fait à la hauteur présidentielle à laquelle il est censé planer. Pire… ayant le dit Raffarin au téléphone, il cède. Mais nouveau camouflet, le Premier ministre ne l’entend pas ainsi et indique que rien n’est tranché… Et ceci au moment où le ministre de l’agriculture ouvre un projet à « zéro euro ». Immédiatement descendu par Patrick Devedjian qui ne voit nul part le souffle d’un projet de société. Le tout sur l’œil goguenard de Jean-François Copé qui n’a pas l’air désolé de la tournure des évènements. Et un Jean-Louis Borloo qui annonce que la défiscalisation des heures supplémentaires a probablement été une erreur. Sans oublier la polémique autour du « Sarko m’a tuer » livre bombe incendiaire. Et le soupçon plus grave d’écoute des journalistes. Quant à sa grande manœuvre stratégique: la règle d’or dans la constitution. Soit il va au congrès et la demande sera retoquée, soit il n’y va pas et il aura démontré aux partenaires Européens sa faiblesse. Belle manœuvre !

A really bad week-end for Mister Sarkozy !

catégorie Ecrits, Expressions

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    Envers Martine Aubry, DSK a une dette de jeu. Il devrait s’en acquitter discrètement, être le conseiller de l’ombre de sa campagne, si elle en est d’accord, pour l’aider à refaire son retard. Il lui doit de lui proposer, mais surtout qu’il s’abstienne d’apparaître à ses côtés. Elle a été loyale et efficace, à lui d’être utile … maintenant.

  2. topaz dit :

    Au mauvais week-end de Nicolas Sarkozy correspond l’heureux dimanche de Dominique Strauss-Kahn … Prendre son temps c’est bien, mais 15 jours pour donner aux Français -les socialistes et tous les autres- une version officielle c’est trop et c’est un manque de respect, mais sa com a dû en décider autrement. Elle n’est pas infaillible et lui Ia une responsabilité devant les Français, il ne peut pas la fuir, le temps joue contre lui. A vouloir trop jouer au monarque, il risque de se brûler les ailes et ne rend pas service à son parti car il va pourrir la campagne de la primaire. Marrakech en septembre, c’est très agréable.