Les primaires commencent ce soir !

Contraints à changer de braquet suite à la mise hors jeux de DSK, les candidats à l’investiture socialiste ont mis quelque temps à trouver leur tempo. L’opinion sollicitée par des événements de toutes sortes, interloquée voir fascinée par le « sofitel gate », inquiète de la crise économique et financière et préoccupée par la rentrée.

L’opinion française se tourne donc doucement vers la primaire socialiste. On confond toujours l’hyper-information des « happy few » et le mouvement lent de l’opinion. Le narcissisme du monde mediatico-politique est tel que l’on a déjà consommé une information alors que les français n’en n’ont pas encore pris connaissance. La fracture informative est une des donnes de la démocratie moderne. Les sondages reflétant des pronostics plutôt que des choix qui restent évolutifs et ne se cristalisent définitivement que dans la dernière ligne droite.

Voilà pourquoi le prime time de France 2 va commencer à fixer les esprits. Qui ? pour quoi faire ? Les français habitués aux candidats octroyés vont maintenant comparer. Pas sur que le truisme vaguement condescendant pour le peuple soit juste: il se préoccupera seulement de qui peut battre le champion. Personne n’a oublié la précédente présidentielle. Les trois débats vont être un véritable « crash test » pour les candidats. Je crois que les français évolueront autour d’une potentialité, d’une esquisse de sortie de crise et d’un caractère pour le faire !