La gauche peut être battue par la crise.

par · 26 septembre 2011

Le bilan économique et financier de Nicolas Sarkozy est catastrophique. Il peut être sanctionné par une dégradation de la note financière. Et là le piège se refermera. A ceux qui en rajoutent dans l’austérité pour être bien notés, Nicolas Sarkozy leur proposera l’union pour le désendettement. Évidemment il ne le feront pas. Pour les autres, il soulignera l’irresponsabilité d’un sabre de bois face à la crise. Le paradoxe est là, avec une dette publique de 85%, c’est un déficit de 57% du PIB. Une croissance émolliente. Un chômage repassant au dessus des 10%, une balance commerciale atteignant 75 milliards d’euros de déficit. La responsabilité de Nicolas Sarkozy est totale. Tout mène à la sanction. A la sanction du peuple certainement, mais avant cela à la sanction des agences de notation.

Mais celle-ci ne lui sera pas totalement imputée. Pire elle lui offre un jeu délétère que suggère ou prépare François Fillon: l’union nationale pour éviter le K.O voir le chaos.

Si le Parti Socialiste ne reste pas sur son épure: « la lutte contre les déficits mais pas au prix d’une récession ». Si il ne pointe pas maintenant l’ardoise de Nicolas Sarkozy. Si il se laisse entraîner sur le terrain de Nicolas Sarkozy l’austérité, comme en 2002 Lionel Jospin s’était laisser entraîner sur la sécurité. Nous serons dans la seringue: entre une droite et un centre qui nous en demanderont plus et une gauche de la gauche qui exigera moins. Il ne s’agit ici que de politique. Mais les primaires sont faites pour cela. La situation exige un retour à l’orthodoxie du programme socialiste, autant pour lutter efficacement contre la crise que pour éviter le piège de celle-ci.

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