Pas d’euphorie, la gauche doit rester concentrée sur la crise

par · 27 septembre 2011

Tout ce qui est politicien est à zapper, tout ce qui est commentaire des affaires abîme. Le pays veut une sortie de crise. Il faut une vision, une cohérence, une alternative. C’est ce qui se joue pour l’instant, le destin de notre pays et la victoire de la gauche. En ce moment c’est le ressentiment, en février ce sera le choix. Il faut dire nettement Nicolas Sarkozy et Angela Merkel nous mènent à la récession. Le seul moyen de conjurer une crise type 1929 c’est:

1- Casser la spéculation. La BCE doit intervenir massivement sur le marché de la dette. Les ressources du fond de stabilité financière que la cour de Karlsruhe n’a pas condamné et que le Parlement allemand va adopter doivent doubler. L’abcès doit être crevé. Il faut engager une restructuration organisée de la dette grecque.

2- Sortir par la politique. Avec un gouvernement de la zone euro qui agirait à 3 niveaux, d’abord une capacité d’emprunt et de ressources propres avec la taxe de 0,05 prélevée sur les transactions financières. Ensuite, le transfert d’une part de la dette nationale des états à une instance européenne via la création de eurobonds. Enfin garantir nos banques par l’action du fond stratégique d’investissement par exemple.

3- Construire une stratégie de croissance qui s’attaque aux trois déficits : de finances publiques, d’emplois, de compétitivité, en supprimant 10 milliards de niches fiscales sur les 70 crées depuis 2002, en parallèle baisser de 20% l’impôt pour les entreprises qui réinvestissent, mais augmenter de 40% pour celles qui versent des dividendes. Supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires et affecter ceci à un plan emplois jeunes par exemple.

Bref, une stratégie qui tourne le dos à l’argent qui dort. C’est seulement ainsi que nous serons sérieux et audacieux. Ce triptyque doit déboucher sur la relance d’un secteur industriel, sur la séparation des activités de dépôt et d’affaires des banques, par la création d’agences de notation indépendantes. Et à plus long terme la lutte contre les paradis fiscaux et taxe sur les transactions financières dans le monde entier.

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Les commentaires1 Commentaire

  1. topaz dit :

    La crise grave et durable n’est ni à droite ni à gauche, elle est là. La croissance, elle, n’est plus là, et personne n’a une baguette magique pour la ramener dans la crise. Vous critiquez Sarkozy et Merkel, la gauche en situation ferait-elle mieux ? Que deviendront les promesses de campagne dans l’abrupte réalité de demain ? Comme la croissance, la seule personne crédible n’est plus là … pour y répondre.