Attention à la bulle sondagière

par · 30 septembre 2011

Laissons de coté les sondages personne n’y croit plus. A part quelques journalistes par facilité de langage, ce qui créé un halo virtuel préjudiciable à la compétition. La grande force de François ne réside que dans l’autoréférentialité médiatique qui, comme pour Ségolène hier, lui promet le succès (ses efforts pour ne pas choquer la doxa médiatique l’aident en cela).

Mais comme pour la pauvre Ségolène, aussitôt désigné, le flux médiatique s’inversera. En faisant un candidat moins fort qu’on ne le croit. Il y a même un autre piège à cette position virtuelle de leader. C’est que pour s’y maintenir, François raille les propositions-promesses de Martine et campe sur une posture on ne pourra pas tout changer ! Indépendamment du fait que l’on a rarement vu un candidat gagner en proposant sur l’essentiel de ne pas changer. Cela nous rappelle furieusement notre ami Lionel Jospin qui avait fait -sur la base des mêmes sondages- de la nécessité de chasser Chirac la clé de voûte de sa campagne. Et au premier tour, si on est pas identifié constant et cohérent on est grignoté par tous les bouts. On ne gagne pas sur un rejet, mais un projet, un espoir d’autre chose autrement.

Alors attention danger !

Les commentaires3 Commentaires

  1. patrick P. dit :

    C’est le candidat socialiste qui, tout en étant en mesure de battre le champion de la droite au second tour de la présidentielle, est le mieux à même de convaincre le maximum d’électeurs à la gauche de Bayrou au premier tour, que la primaire devrait utilement retenir. A l’évidence, ce candidat est une candidate, celle-là même qui a su rassembler et remettre en action son propre parti.

  2. nantes dit :

    Cessons de diffuser ces sondages qui n’ont qu’un but : manipuler et instrumentaliser l’opinion dans le sens souhaité. Les citoyens sont suffisamment informés pour choisir en connaissance de cause, ils n’ont pas besoin des éditorialistes qui suivent systématiquement les sondages, comme l’a dit la semaine passée J.M-S sur Itélé
    Les priorités : non-cumul des mandats, parité partout, égalité salariale homme/femme, justice sociale et fiscale.
    Minc que j’apprécie rarement a eu une remarque juste : « Martine Aubry est authentique alors que Hollande est énigmatique ».

  3. Patrick P. dit :

    Si le Parti socialiste n’est pas en mesure de dire et de démontrer qu’une gouvernance progressiste, alternative au régime actuel, pourra prendre l’ascendant sur les marchés financiers, que l’union européenne est moins une contrainte qu’une force et un levier, que la crise, aussi prégnante soit-elle, n’interdit pas de faire des choix politiques tout autres qu’aujourd’hui en matière de ressources et de dépenses publiques comme de répartition des richesses produites par la nation, alors la gauche ne parviendra pas à réunir une majorité d’électeurs au second tour de l’élection présidentielle, voire même à passer le premier tour.
    C’est pour cela que la posture de Martine Aubry est la bonne.