Libye année zéro

par · 21 octobre 2011

Certains dictateurs meurent comme ils ont fait mourir des milliers de leurs « sujets », dans une violence nue, sauvage et vengeresse. On se souvient de l’exhibition des cadavres de Benito Mussolini et sa compagne Clara Petacci par les partisans italiens ou des dépouilles du couple Ceaucescu… Plus récemment Ben Laden et maintenant Kadhafi.

Les démocrates ont été frustré d’un procès mais le despote n’est pas mort dans son lit comme Pinochet. Il aura été déjà condamné au tribunal de l’Histoire.

C’est maintenant que les difficultés commencent pour la Libye démocratique, une nation qui reste encore à inventer.

L’ardeur avec laquelle on a aidé ces populations à se protéger des frappes de Kadhafi et de ses fidèles ne devra pas être moins grande que celle qui devra nourrir les immenses efforts nécessaires à la pacification du pays, à l’apprentissage de la régulation démocratique et à l’avènement d’une société juste où l’égalité est réelle.

catégorie Ecrits, Expressions

Les commentaires1 Commentaire

  1. topaz dit :

    Après la violence nue sous le joug d’un dictateur fou, les Libyens vont entrer dans le XXIe siècle avec une liberté crue mais belle, comme vous le dites, celle de s’inventer une histoire.