Mois novembre 2011

30 Nov

Commentaires fermés sur Succès de la grève en Grande-Bretagne

Succès de la grève en Grande-Bretagne

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Le Parti socialiste salue le succès de la grève générale au Royaume uni, qui a rassemblé plus de deux millions de salariés contre la casse des retraites et contre un plan qui prévoit plus de 700 000 suppressions de postes dans la fonction publique d’ici cinq ans.

Face à la crise, Cameron, Sarkozy et Merkel mènent la vie dure aux peuples d’Europe car ils ont choisi le dogmatisme d’une austérité sans croissance ne conduit qu’à l’austérité sans confiance en l’avenir pour des millions de foyers.

Les socialistes européens ont des solutions à la crise. Cela commence par une politique qui s’attaque à la spéculation, par la taxation des transactions financières, la mise en place d’un véritable gouvernement économique ainsi qu’une initiative européenne de croissance.

30 Nov

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L’UMP avoue l’échec de Nicolas Sarkozy sur l’immigration et les jeunes délinquants

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La convention de l’UMP débouchant sur la proposition d’une loi sur les jeunes délinquants est l’aveu d’un échec. Nicolas Sarkozy, malgré ses promesses, n’a pas réussit a juguler ce fléau des sociétés urbaines. La convention de l’UMP ne peut se féliciter du travail effectué. Elle doit donc faire oublier ce fâcheux bilan en proposant une nouvelle loi. Il en est de même pour l’immigration: en s’attaquant à l’immigration légale, Claude Guéant souligne son impuissance à faire aboutir le credo de Nicolas Sarkozy sur la réduction drastique de l’immigration. Certes, le ministre de l’intérieur prépare les esprits sur la fin du regroupement familial. Évidemment il s’agit d’aller au devant du Front National. Mais le ministre de l’Interieur fait surtout un constat d’échec de sa politique. Partout la droite « s’extrême droitise » parce que Nicolas Sarkozy a échoué et ne sait que faire !

30 Nov

Commentaires fermés sur L’Assemblée Nationale a adopté par 490 voix le projet de loi relatif à la rémunération pour copie privée.

L’Assemblée Nationale a adopté par 490 voix le projet de loi relatif à la rémunération pour copie privée.

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Le principe de la rémunération pour copie privée, issu de la loi Lang de 1985, en plus d’être une obligation communautaire, est un principe positif pour l’ensemble des artistes et auteurs.

Et la rémunération pour copie privée répond à l’objectif de financer le droit d’auteur par un paiement forfaitaire, et contribuer également au dynamisme culturel et au développement de l’activité créatrice en France. Activité créatrice, grâce à l’affectation de 25 % des montants perçus, soit 50 millions d’euros annuels, au soutien d’environ 5 000 manifestations culturelles l’ensemble du territoire.

Avec mes collègues du groupe SRC, nous sommes toujours très attentifs quant au soutien du financement de la création et sa reconnaissance. La loi Lang de 1985 avait déjà permis d’instituer un système qui permettait de concilier à la fois la possibilité pour le consommateur de réaliser des copies privées mais aussi, d’assurer la rémunération de l’activité créatrice de l’auteur.

Cette loi reposait donc sur la compensation d’un manque à gagner par l’ouverture d’un droit à rémunération et ne cherchait pas à modifier ou à empêcher l’usage des modes de reproduction offerts.

C’est dans le même état d’esprit de recherche d’un nécessaire consensus mais aussi de se doter d’un système de rémunération du droit d’auteur qui soit adapté à la réalité et aux œuvres numériques que nous avons voté POUR cette proposition de loi qui permettra, nous l’espérons, de reprendre l’immense chantier de la création à l’ère numérique au delà de celle de la simple reproduction de copie laissé à ce jour toujours à l’état répressif par le Gouvernement .

29 Nov

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Cambadélis: « est-on obligé de se faire hara-kiri » face à Merkel ?

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Vous trouverez ci-dessous une interview que j’ai donné ce jour à Renaud Pila pour TF1 News.

INTERVIEW – Le député PS de Paris chargé des relations internationales plaide pour la fermeté face à l’Allemagne, jugeant que « Nicolas Sarkozy s’est piégé lui-même ». Quant aux attaques contre François Hollande, il met en garde la gauche : « vous jouez le mauvais remake de 2002 ».

TF1 News – François Hollande va tenir un discours au congrès du SPD à Berlin la semaine prochaine. Que peut-il dire ?

Ce n’est pas à moi de parler à la place de notre candidat François Hollande. Mais je constate que beaucoup de chemin a été fait depuis des mois entre le PS et le SPD. Je n’ai pas une grande habitude des congrès des partis politiques (sourires…) mais lorsque l’on donne la parole à François Hollande juste avant Sigmar Gabriel (chef du parti) pour la 1ere fois dans l’histoire du SDP, c’est que pour le moins on estime intéressante la parole d’un socialiste français dans un congrès du SPD. C’est plus qu’un signe. Il y a au SPD des gens qui ne trouvent pas irréalistes ce que nous proposons.

TF1 News – France et Allemagne travaillent à une nouvelle gouvernance pour sauver l’euro. Vous critiquez la stratégie Sarkozy. Mais que proposez-vous comme alternative ?

Permettez-moi de revenir sur ma critique. Il ne me semble pas possible de négocier un traité portant atteinte à notre souveraineté budgétaire sans contrepartie des Allemands sur une modification des statuts de la BCE, à six mois d’une présidentielle. C’est à la fois négocier en situation de faiblesse et c’est faire de Madame Merkel le juge de paix du débat national français. Il faut développer une orientation que Nicolas Sarkozy avait lui-même esquissée avant de renoncer. A savoir une politique qui soit complémentaire et pas fédérale sur le terrain budgétaire. A un moment donné, des pays pourraient faire des déficits pendant que d’autres pourraient faire des excédents.

Pour cela, il faut un gouvernement économique de l’Europe et pas un ministre de l’Economie d’un « Schengen budgétaire » de 4 ou 5 pays. Ensuite, il faut une BCE qui soit capable de racheter les dettes souveraines. Enfin, il faut travailler à des euros bonds, mais cela prendra plus de temps. Et tout ceci doit s’articuler autour d’une stratégie de croissance pour la zone euro et l’Europe.

Or de cela, on n’a rien. On a seulement Nicolas Sarkozy qui fait mine d’organiser ce qui lui est imposé par Madame Merkel, c’est-à-dire l’austérité continentale.

TF1 News – Mais il y a aujourd’hui une grande urgence à trouver une solution…

C’est Nicolas Sarkozy qui s’est mis dans ce piège, c’est lui qui a construit ce calendrier, c’est lui qui se faite le porte-voix de Madame Meckel dans ce domaine. Cela fait dix-huit mois qu’on est dans une stratégie de dérapage incontrôlé et que le directoire Sarkozy-Merkel a pris le pouvoir en Europe et développé une politique d’austérité qui rend la crise aujourd’hui ingérable. Et il faudrait maintenant que nous acceptions la comptine : « c’est la faute à pas de chance et alignez vous » ?

Est-on obligé de se faire hara-kiri parce que Merkel est dans le dogmatisme ? Si vous allez à la négociation avec un couteau sans lame en vous disant à la fin, c’est Merkel qui gagne, c’est la catastrophe annoncée… Il est incompréhensible que la France n’ait pas dans le même temps soutenu le dialogue avec l’Allemagne et appelé, discuté, rencontré les autres pays d’Europe qui n’acceptent pas la politique telle qu’est menée.

TF1 News – L’ancien ministre Hubert Védrine a jugé « troublante » l’attitude de Berlin face à la crise de l’euro, partagez-vous son sentiment ?

Hubert Védrine est un vrai diplomate. Je dirai que comme Monsieur Kohl, je ne comprends pas où va l’Allemagne et je ne sais pas où elle va. Je ne comprends pas ce que veut Merkel. Mais les Allemands soient tous pour cette politique. Il y a des grandes voix qui s’élèvent pour dire : « nous courons à la catastrophe ». Angela Merkel perd des élections régionales, le monde salarial ne supporte plus la politique de déflation salariale et les marchés commencent à attaquer l’Allemagne.

TF1 News – Mais Angela Merkel est au pouvoir au moins jusqu’en 2013… Comment la gauche peut-elle rétablir la confiance entre la France et l’Allemagne si elle arrivait au pouvoir ?

Angela Merkel se méfie de Nicolas Sarkozy car la première phase de son quinquennat fut « sans l’Allemagne » : l’Union Européenne pour la Méditerranée, les banques sauvées par la France et la Grande-Bretagne ou encore la politique vis-à-vis de la Géorgie… Donc pour surmonter cette méfiance, Nicolas Sarkozy a mis depuis plusieurs mois Angela Merkel à toutes les sauces sur le mode : « sauvez-moi »

Il faut rétablir la confiance en disant clairement ce que l’on veut, pour que l’Allemagne dise ce qu’elle veut. Et que nous arrivions à un véritable compromis. D’autre part, il faut respecter la parole donnée. Les Allemands sont sourcilleux sur car ils ont l’impression que les Français ne respectent pas leur parole. Donc il faut être très clair sur ses engagements. Montrer du sérieux sur les moyens et de la fermeté pour le but

TF1 News – Passons à la politique intérieure… L’accord Verts-PS ne plombe-t-il pas la campagne de François Hollande ?

Non. Dans une période de crise, par rapport à un président sortant, il faut montrer qu’il y a une majorité alternative possible. Sinon, les Français hésiteront à faire le pas. Au-delà des aléas qui sont pour moi secondaires, cet accord montre que les socialistes et les Verts pourront gouverner ensemble. Ils ont des désaccords, ils en auront, la belle affaire ! Ce n’est pas la première fois, ça nous est arrivés pendant la gauche plurielle. Ca nous a pas empêché d’avoir un gouvernement avec Jospin plus qu’honorable.

Maintenant sous la Ve République, le président va au-delà de son propre camp. Donc il ne peut pas être prisonnier d’un accord politique. Evidemment, cette question ne se pose pas à l’UMP puisqu’ils n’ont pas de programme ni à Bayrou puisqu’il s’accorde avec personne.

TF1 News – Mais François Hollande se fait pilonner à cause de cet accord…

La droite nous aurait pilonnés de toutes façons. Pour éviter que l’on parle de leur bilan, ils sont prêts à tout.

TF1 News – Et comment réagissez-vous aux attaques de Jean-Vincent Placé et de Jean-Luc Mélenchon contre François Hollande ?

Jean-Vincent Placé ne peut pas être plus sévère avec François Hollande qui exerce sa présidentialité qu’avec Eva Joly qui cherche à l’exercer. Mais je voudrais dire aux Verts et au Partie de Gauche : vous jouez le mauvais remake de 2002. Arrêtons la cour de récréation et hissons-nous à la hauteur des défis de l’Histoire. Je suis confiant, nous allons le faire ensemble !

TF1 News – François Hollande n’est-il pas un peu seul face aux attaques de la droite ? Que dites-vous aux socialistes ?

C’est le propre des vieilles troupes. Elles ne tremblent pas sous la mitraille et se mettent à marcher quand le général l’a décidé (rires).

TF1 News – Mais les élus sont peu mobilisés…

On est en ce moment dans une phase un peu particulière de désignation des candidats aux législatives, c’est un grand classique au PS. Mais ca n’empêche pas de monter au front, comme je le fais.

TF1 News – La bataille de 2012 va être dure, selon vous ?

J’ai toujours pensé que le combat serait difficile. Car le rejet est grand dans le pays mais le trouble aussi. Et les Français sont perplexes à la possibilité de faire autrement. Il faut être clair, il existe un autrre chemin que l’impasse Sarkozy. Ne nous trompons pas, au delà des mots sur le chômage, la crise ou la sécurité, Nicolas Sarkozy est dépassé : la gauche va s’imposer pour redresser le pays.

Par Renaud Pila le 29 novembre 2011

29 Nov

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Crise, chômage, sécurité: Nicolas Sarkozy est dépassé

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Le sortant ne maîtrise plus rien. La crise ? Il fait mine d’organiser ce qui lui est imposé par Mme Merkel. Le chômage ? Un million de chômeurs en plus, ce n’est plus une politique, c’est un accident industriel. La sécurité ? Les braquages ultra violents se multiplient, les violences aux personnes s’envolent. Nicolas Sarkozy est maintenu par les institutions, ce qui lui donne l’apparence d’un chef d’Etat. Mais il est totalement dépassé et ne sait pas où il va. Il n’est pas taillé pour rassembler les Français, nous l’avons dit. Mais en plus, il n’a ni projet ni programme pour les années à venir. Au delà d’une gestion, des humeurs de l’opinion, sous les mots qui se veulent assurés et rassurant, c’est l’impuissance à maîtriser l’urgence économique sociale et sécuritaire.

25 Nov

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Sarkozy n’est pas taillé pour rassembler les français !

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Du nucléaire au droit de vote des immigrés, Nicolas Sarkozy tape, espérant la polémique et ainsi bipolariser. Le Président utilise les moyens de l’état au profit du candidat. Mais voilà le sortant s’enflamme aux sondages. Il en fait trop et brouille tout. Sous le président en surplomb, perce le candidat de plomb. Bref, Nicolas Sarkozy fait une rechute genre « agité de l’élysée ». Incapable de se tenir, Nicolas Sarkozy n’est pas taillé pour rassembler les français.

24 Nov

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Lettre à Nicolas Sarkozy – Monsieur le Président, ne vous engagez pas dans un nouveau traité…

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Monsieur le Président,

Chaque jour, sans que la représentation nationale en soit totalement informée, se multiplient les annonces. Vous prépareriez un nouveau traité. Les informations qui nous parviennent nous inquiètent. En effet, il s’agirait d’un dispositif portant atteinte à notre souveraineté budgétaire. Selon des modalités qui conduiraient à des sanctions automatiques. Les critères de l’équilibre budgétaire requis sembleraient faire la part belle à l’orientation économique de Madame Merkel.

Cette dernière, en refusant par aveuglement dogmatique d’étendre le rôle de la Banque centrale européenne au-delà du seul contrôle de l’inflation, mets ainsi en péril l’ensemble de l’Europe, même votre ministre des affaires étrangères vient de s’en inquiéter.

Vous avez accompagné la chancelière dans sa politique et vous n’avez pas su apporter de solution à une crise qui est sur le point de devenir incontrôlable. Comme vous le savez, Madame Merkel imprime à l’Europe un cours qui l’a conduit à sa perte. Cette politique ne rassure ni les marchés ni les peuples et fragilise la France voire même l’Allemagne. Elle provoque un chômage de masse.

Mais là n’est pas notre seule source d’inquiétude.

Madame Merkel propose de modifier les traités. Le contenu de ces modifications nous semble inacceptable. En particulier la possibilité de poursuivre devant la Cour européenne un état qui violerait le pacte européen de stabilité et de croissance. C’est instaurer un corset d’austérité à toute politique budgétaire.

Mais ma réprobation va au-delà du contenu dudit traité.

Il n’est pas possible d’engager la parole de la France – surtout lorsqu’il s’agit de sa souveraineté – à moins de six mois d’une élection présidentielle.

Il n’est pas souhaitable de négocier un traité dans la position de faiblesse où vous vous trouvez, au regard de l’échéance électorale et de vos déficits publics. Il n’est pas acceptable que vous entraîniez la France dans ce carcan. Vous mettriez les Français dans un piège: respecter ce traité et nier ainsi toute alternative au nom de la parole de la France, ou s’en désolidariser et ajouter la crise à la crise.

Au-delà du désaccord il y a là une question d’éthique politique, il y a là une question d’éthique tout court. C’est la raison pour laquelle, je vous appelle, Monsieur le Président, à surseoir à l’agrément de la France à tout nouveau traité.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, mes salutations respectueuses,

Jean-Christophe Cambadélis
Député de Paris

24 Nov

Commentaires fermés sur [Verbatim] Sur France Info à propos du traité Sarkozy/Merkel

[Verbatim] Sur France Info à propos du traité Sarkozy/Merkel

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Jean-Christophe Cambadélis est intervenu sur l’antenne de France Info. Le verbatim de son intervention à l’antenne:

« Le traité proposé par Sarkozy et Merkel c’est le retour de la règle d’or. » (…) « Il n’est pas possible d’engager la parole de la France à moins de six mois de la présidentielle. Surtout sur une mesure qui engage notre souveraineté budgétaire en s’alignant sur la politique de Madame Merkel qui conduit l’Europe là où on le voit » (…) « Je ne dis pas que Monsieur Sarkozy doit s’arrêter de gouverner. Encore que les sommets se multiplient et nous sommes toujours dans la crise. Elle devient même incontrôlable. Je dis que c’est maintenant aux français de trancher la politique pour sortir de la crise. La présidentielle est faite pour cela. S’engager dans un traité, c’est trancher le débat avant que les français est tranchés. (…)

Retrouver la lettre de Jean-Christophe Cambadélis à Nicolas Sarkozy: « Monsieur le Président, ne vous engagez pas dans un nouveau traité… »

23 Nov

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Mitterrand 1981 contre Mitterrand 1988

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Francois Hollande et Nicolas Sarkozy s’inspirent de François Mitterrand. François Hollande est persuadé que Nicolas Sarkozy est dans la situation de Valériy Giscard d’Estaing en 1981. Il veut incarner le changement. Mais se refuse à céder aux plus radicaux du camp du changement comme le fit François Mitterrand avec le PCF et l’extrême gauche. Il négocie avec EELV sur le nucléaire comme hier avec le PCF sur les nationalisations. Proximité dans les thème mais délimitation dans la réalisation. Il parie sur le rejet et pas totalement sur le projet. Le résultat des élections en Espagne ou Mariano Rajoy n’a pour ainsi dire rien dit, confirme son intuition. Un « Sarkodestaing » dévalué, déconsidéré, qui se heurte à un bilan calamiteux, un chômage de masse et une attitude hautaine ou lointaine. Il parie sur le fait comme en 1981 que Nicolas Sarkozy n’aura pas de projet mais sera scotché par son bilan. Il joue sur ses qualités d’orateur, son humour mordant, et prend un soin méticuleux comme François Mitterrand après le congres de Metz à rassembler les siens. L’élection de 2012 serait un référendum pour ou contre Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy lui, a choisi le Mitterrand de 1988 celui de la France unie. On se souvient de l’affiche de l’hémicycle vide. Avec pour slogan : « ici bat le coeur de la France ». Bref le Mitterrand en surplomb maîtrisant la fonction, garant de l’union, est son modèle. Comme en 1988 il veut partir tard. Il souhaite une campagne courte ne permettant aucune prise, agitant l’idée du danger de l’arrivée de son concurrent au pouvoir. Il n’hésitera pas a multiplier les gestes européens ou internationaux. Il se fait protecteur des arts comme il y a quelques jours en Avignon. C’était un peu surjoué mais éclairant. Président de toutes les France, protecteur sans passé, mais pas sans avenir. Jusque dans le look, la gestuelle ou le mimétisme émacier est là. Comme en 1988, Jean-François Copé joue, les Jospin dérobant à ses adversaires leur thème et remobilisant l’électorat. Alors rien n’est équivalent sur le fond mais dans la forme, François Mitterrand semble bien présent !