Les trois raisons du choix de G. Papandreou

par · 1 novembre 2011

D’abord la situation du pays, après 13 grèves générales, à un moment où le mouvement social vire à la violence, comme on l’a vu lors des fêtes nationales. On allait aux dérapages de la rue. Les Grecs n’en peuvent plus. Ils ne veulent pas de l’austérité tout en sachant qu’ils ne peuvent y échapper.

Ensuite l’opposition parlementaire la nouvelle démocratie, liée aux droites européennes de Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, multiplie les déclarations démagogiques, indiquant qu’elle reviendrait sur tous les plans d’austérité voté depuis 18 mois. Ce qui conduit à la nouvelle démocratie de caracoler à plus de 60 % dans les sondages.

Enfin, le climat en Europe se dégrade sous la férule du directoire Merkel – Sarkozy. On se souvient de l’incident entre Nicolas Sarkozy et David Cameron, Premier ministre britannique. On se rappelle que le Président sortant avait évoqué l’erreur d’avoir accepté la Grèce dans l’euro. La Grèce multipliait les votes au Parlement. Mais l’Europe, particulièrement l’Allemagne, se faisait tirer l’oreille (ni eurobond ni plan de relance). On connait le peu de considération de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour les autres membres de l’Europe qui font antichambre. Alors G. Papandreou a décidé de mettre tout le monde devant ses responsabilités. Alors que déjà les marchés étaient sceptiques sur l’accord européen. Il suffit de voir comment l’Italie et même la France étaient attaquées. Cette décision a mis le feu aux Bourses. La zone euro paye sa gouvernance erratique trop tard, trop peu, trop dur ! Le directoire Sarkozy – Merkel de l’Europe est pris au piège de ses demi-mesures presentées comme définitives dues à l’intransigeance allemande et l’impossibilité française de faire entendre raison vu ses déficits.

Les commentaires3 Commentaires

  1. topaz dit :

    Défaut de gouvernance ? Probablement,car l’Europe est un pantin sans colonne vertébrale. Merkel et Sarkozy sont des béquilles de l’intermittence. Une béquille aide à marcher, elle ne fait pas marcher en cadence.

  2. Victor Monchamp dit :

    L’économie de la Grèce est un ensemble unique.
    Actuellement il y a 1.200.000 fonctionnaires, 3.000.000 de retraites et 2.200.000 travailleurs a l’économie privée.
    L’entretien de l’état actuellement en Grèce coûte le 40% du PIB.
    Les salaires dans les entreprises étatiques sont plus que le double que dans le prive et ils jouissent de retraites exorbitantes jusqu’à 5000 euros.
    La crise économique a monte le chômage a 900.000 personnes dans le prive, alors que dans le public il n’ y pas eu encore de licenciements.
    Malheureusement Papandreou et son gouvernement au lieu de licencier le surplus du personnel qui travail au public, il a surimpose le domaine prive dans le but de laisser intact le domaine public.D’ou la révolte de gens, de chômeurs, qui n’ont plus a payer les factures d’électricité et pour cause c’est la volonté de Papandreou de garder intacte sa clientèle politique nommée a la fonction publique.Vous rajouter la bureaucratie monstrueuse qui paralyse le pays,le départ des entreprises grecques aux limitrophes en raison de la surimposition ,plus les 200 milliards d’euros qui se trouvent en Suisse et vous avez une PETITE idée du drame des grecs. Malheureusement les hommes politiques ont des idéologies mais pas l’économie. L’économie a de règles lesquelles quand elles ne sont respectées il y a de drames comme celui de la Grèce.

  3. topaz dit :

    Votre analyse du 3e point est rigide et sévère. François Hollande aurait-il fait mieux que Sarkozy ? Le problème de la dette est complexe et déjà difficile à appréhender pour n’importe quel citoyen européen lambda. Alors demander au peuple grec, déboussolé par la crise qu’il vit au quotidien, de choisir dans la mythologie moderne entre Charybde et Scylla, c’est irresponsable de la part d’un chef de gouvernement qui, par cette annonce surprise et despotique, nie l’Europe et renie le temps passé par tous ceux qui se sont investis, au-delà de leurs propres problèmes graves, pour tenter de trouver une issue au sort désespéré de la Grèce. Si j’étais citoyen grec, je me demanderais aujourd’hui à quoi bon aller voter (pas pour le référendum mais tout court), pour qui et pour quoi, pour en arriver là !
    « G. Papandréou a décidé de mettre tout le monde devant ses responsabilités ». Il est l’élu de son pays, alors qu’il prenne les siennes.