Papandreou obtient la confiance pour partir !

par · 5 novembre 2011

La situation à Athènes n’est pas stabilisée. Tout simplement parce que le gouvernement est pris en tenaille entre le peuple et le directoire Merkel-Sarkozy. Georges Papandreou tente d’obtenir le soutien de l’un et l’accord de l’autre. Le référendum visait tout à la fois un débouché politique à la colère du peuple et à contraindre le PPE à faire pression sur la Nouvelle démocratie, l’opposition parlementaire de droite. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’en voulaient pas et dictaient les limites du référendum, tout en assortissant leur refus d’un chantage au chèque. En contrepartie le Premier ministre grec obtenait l’abandon de la posture démagogique de la droite parlementaire sur les plans d’austérité. S’ouvrait alors la voie à un gouvernement d’union nationale. La classe politique ne peut l’accepter que si Georges Papandreou démissionne. Il s’agirait d’un gouvernement de transition adoptant le nouveau plan d’austérité et qui toucherait son chèque de l’europe. La manœuvre de Papandreou est transparente: interdire à son opposition de partir aux élections législatives avec l’avantage du refus des plans d’austérité. Et si celle-ci refuse l’union nationale lui en faire porter la responsabilité. Reste que le peuple grec n’en peut plus et qu’il a l’impression de ne rien avoir à perdre. Et Georges Papandreou – c’était le fond de son discours hier – veut lui faire comprendre que si ! La représentation politique grecque danse sur un volcan… celui de l’Italie voisine s’allume.

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