L’unité est un combat !

Franchement entre les oukases de Mme Eva Joly, les coups de gueules de Jean-Luc Mélenchon, et les coups de pub de Jean-Pierre Chevènement, ça sent le 21 avril. En tout cas cela donne de l’air à la droite qui n’en demandait pas tant.

Il manque à la gauche une méthode de rassemblement. J’avais raison dès août 2007 de proposer les primaires de toute la gauche car la logique de l’élection présidentielle c’est la monarchie c’est-à-dire un ! Elle est électoralement dispersive et politiquement sélective. Elle pousse à la délimitation, alors que le régime parlementaire est propre aux coalitions. En plus, Il peut sembler aberrant de faire un accord qui lie deux formations qui par la suite vont être en compétition pour le 1er tour de l’élection présidentielle. Mais nous en sommes là. Cela nécessite le sens de l’intérêt général. Veut-on en finir avec Nicolas Sarkozy, clé de voûte d’un système que l’on combat, ou fait-on de ses convictions un préalable à chasser Nicolas Sarkozy ? Les convictions de chacun n’auront aucune chance d’être appliquées avec Nicolas Sarkozy au pouvoir. Mais Nicolas Sarkozy battu, elles sont dans l’ordre du possible. La gauche doit donc hiérarchiser ses priorités et entrer dans une culture de compromis. C’est aux socialistes d’entraîner, non de faire parler le rapport de force brut. Mais il faut aussi mettre chacun devant ses responsabilités. Car l’unité est un combat !