Monti/Papademos n’ont pas les moyens de leur politique

par · 14 novembre 2011

L’Europe ferme les robinets de la solidarité et de l’aide aux démunis, ce qui indique au passage l’extrême intransigeance de la droite allemande sur une ligne ultra libérale, individualiste et bornée. La pression aveugle conduisant à la récession a comme corollaire de déposséder les peuples de leur représentation.

L’Italie et la Grèce en font les frais. Mais les technocrates dépolitisés et censés faire la politique qui rassure les marchés n’ont pas les moyens de cette politique. D’abord parce que les fonds souverains principalement anglo-saxons ne veulent pas sauver l’euro. Ils cherchent des nouveaux gisements de spéculation. Ensuite les majorités parlementaires ne sont pas liées aux nouveaux premiers ministres (Silvio Berlusconi d’une part, Georges Papandreou de l’autre règnent sur leur majorité). Elles évolueront en fonction de leurs intérêts électoraux. Enfin les peuples privés de parole n’accepteront pas longtemps les plans  » d’ajustement d’austérité  » à répétition. Donc cela ne tiendra pas ! Il est temps de parler haut et fort pour une autre politique européenne car nous courons à la catastrophe…

Les commentaires1 Commentaire

  1. naïfouréaliste dit :

    Un paradoxe de l’équipe de gouvernement Monti

    La compétence des Ministres choisis par Monti est salué par la presse. Chaque ministre est un spécialiste de son domaine. Ce gouvernement ne comprend quasiment pas d’hommes politiques pouvant faire profiter le gouvernement de son tissu de relations et de l’appui des partis.
    C’est un peu paradoxal de déclarer compétent un gouvernement ne comportant pas d’hommes politiques, où alors, il y a un réel problème de décalage entre la classe politique et le peuple qu’elle est censée représenter !
    L’interrogation sur la limite d’âge souhaitée par Montebourg pour assurer un renouvellement et un rajeunissement de la classe politique est elle également symbolique de ce décalage rendu criant par la crise ?