L’Assemblée nationale vient d’adopter par 315 voix l’ensemble du projet de loi de finances pour 2012.

par · 17 novembre 2011

Le projet de loi de finances pour 2012 vient d’être adopté alors même que celui ci fait l’objet d’un collectif budgétaire qui le modifie de façon substantielle.

L’audition des ministres en commission des finances présentant le plan de rigueur adopté en Conseil des ministres en est l’exemple du surréalisme et de l’incompétence de la situation. Pour preuve, pas de documents à la clef pour présenter ledit plan, pas de cadrage macroéconomique, aucune description des mesures qui ont été soumises ce jour au vote du Parlement.

Mais l’annonce d’un plan de rigueur marqué par le seul souhait d’austérité. Austérité aveugle des dépenses, austérité aveugle des recettes.

Austérité aveugle du coté des dépenses, avec des coupes dans tous les budgets et une baisse de 12 % du budget de l’emploi.

Tout cela aura évidemment un impact fortement négatif, surtout quand on y ajoute les nouvelles mesures du plan de rigueur comme la baisse du pouvoir d’achat, des allocations familiales et des aides au logement.

Austérité aveugle du côté des recettes aussi.

Au lieu de supprimer des niches injustes et inefficaces, le gouvernement de Nicolas Sarkozy invente, comme toujours, de nouveaux prélèvements – hausse de la CSG, taxe sur les mutuelles et les produits sucrés dans le PLF –, auxquels on peut ajouter la hausse de la TVA et de l’impôt sur le revenu puisque, ne pas indexer le barème, revient bel et bien à augmenter l’impôt sur le revenu.

Bref, une série de mesures d’austérité qui, comme à l’habitude du gouvernement, va considérablement peser sur les Français et principalement sur les plus modestes sous-prétexte d’une volonté de réduire le déficit public. Paradoxe flagrant de ne pas vouloir s’attaquer à la résolution du problème de l’emploi, du pouvoir d’achat des concitoyens, ou la compétitivité.

Pour nous, députés du groupe SRC, on ne peut réduire les déficits par la mise en place successive d’une politique d’austérité. C’est une démarche macroéconomique complète qui doit être engagée qui s’attaque simultanément aux trois déficits : le déficit des finances publiques, mais aussi le déficit d’emploi et le déficit de compétitivité.

Or, force est de constater qu’il n’y a rien dans ce budget, ni pour l’emploi, ni pour la justice fiscale, ni pour la compétitivité. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy prétendait répondre des marchés, il n’en est rien aujourd’hui ! Ni la confiance des marchés, ni même celle des Français.

Avec mes collègues députés du groupe SRC, nous nous somme exprimés CONTRE l’ensemble du projet de loi de finances 2012.