François Bayrou n’est pas central mais flanc garde

par · 7 décembre 2011

L’ancien ministre de l’éducation nationale se représente pour la 3ème fois à l’élection présidentielle. Mais le contexte est très différent de 2007. La crise économique écrase tout. Et la réprobation sur les affaires ou la domination de la droite sur les médias occupent moins le devant de la scène.

Comme François Bayrou avait fait de la règle d’or la pierre angulaire de sa campagne, et que cette dernière est aujourd’hui le cheval de bataille de Nicolas Sarkozy.

Comme Sarkozy, pour des raisons de déplacement de la controverse de lui à un traité, se drape dans l’Europe, et que François Bayrou ne peut contester cette posture.

Comme les institutions ne permettent pas au centre de réorganiser la vie politique, et que si François Bayrou est au centre, les centristes sont à l’UMP ! François Bayrou n’a pas les moyens de son ambition providentielle. Il n’est pas ou plus central. Le fait qu’il s’oppose à l’homme Sarkozy et au programme le PS le décentre. Il conteste un style et combat une ligne. Il revient à droite sur le fond et abandonne son anti-système voire son antisarkozysne féroce. Il a même indiqué que Nicolas Sarkozy avait évolué.

Si nous mettons cela bout à bout, François Bayrou n’a pas d’autre choix que de se rabattre sur Sarkozy. François Hollande vu les positions de François Bayrou sur les retraites, la TVA sociale, la règle d’or, etc…. ne peut en faire son 1er ministre… Le « Une majorité plus large » de Bayrou indique qu’il s’agit d’élargir la majorité pas de la rebâtir. Il a donc dans cette présidentielle un rôle de flanc garde de Nicolas Sarkozy.

Les commentaires4 Commentaires

  1. Patrick P. dit :

    « Flanc garde » de Sarkozy dans les faits (un de plus), mais, dans l’opinion publique, sans doure encore, « extrême centre ». On peut penser que les deux principaux candidats à la présidentielle vont laisser des voix à l’extrême gauche, à l’extrême droite et… à l’extrême centre. Celui qui en perdra le moins au premier tour, aura pris une sérieuse option pour la victoire. A cet exercice, c’est François Hollande qui a le plus de marge de manoeuvre, pour autant qu’il s’en serve.

  2. topaz dit :

    François Bayrou est un récidiviste, qui a un pied dans le vide et l’autre dans rien. Entre le vide et rien, il a le flanc libre et il saisira toutes les opportunités. Je crois qu’on peut lui concéder une qualité, c’est d’être viscéralement hostile à tous les coups bas.

  3. topaz dit :

    Il faut être prudent sur le droit de vote des étrangers. Certains politiques qui étaient pour sont réservés, d’autres qui étaient contre sont indécis. Preuve en est que la question est sensible. Le PS a souvent, sur de nombreux sujets, dénoncé une politique à deux vitesses. Ce droit de vote légalisé induirait un statut de citoyen batard, suffisamment considéré pour être conseiller municipal, mais pas républiquement apte à être élu maire ou maire-adjoint. Quid de l’explication, du rangement sur quelle étagère de tous ces étrangers, sur toutes nos communes, qui vivent et travaillent sur le sol français ? Sont-ils des sous-hommes sympathiques à qui l’on ferait l’aumone de sous-droits républicains ? Le vote de ce soir très controversé au Sénat nous apporte une réponse en demi-teinte, qui n’en est pas une. Une copie à revoir.

  4. topaz dit :

    A l’époque de François Mitterrand, les « affaires » existaient mais restaient, sauf pour quelques initiés de confiance, secrètes. Aujourd’hui elles éclatent au grand jour, à la une de la presse, l’une après l’autre, comme par hasard, à des moments bien innoportuns pour les protagonistes. Il semblerait qu’un autre Dominique soit dans le collimateur de la justice. Est-ce un pas en avant positif pour notre Société, une chasse à la fraude des temps modernes, une marche forcée vers la transparence politique, un sursaut d’éthique de la morale sur la fonction ? Au regard de ces affaires graves qui impliquent des responsables influents, la montre bling-bling de Sarkozy ou la soirée au Fouquet’s sont des broutilles. Nous avons la chance de vivre à l’époque de la technologie flamboyante mais elle est un miroir impitoyable. C’est l’homme qui doit changer.