Dominique de Villepin: un Debré des temps modernes ?

par · 12 décembre 2011

Comme Michel Debré en son temps, Dominique de Villepin veut être le candidat d’hier. Comme Marie-France Garaud à son époque, de Villepin veut en être, tout en sachant qu’il n’en est plus. Dominique de Villepin n’a pas confiance en Nicolas Sarkozy et la multiplication des affaires le citant ne lui dit rien qui vaille. Alors il exerce sa capacité de nuisance, mais à sa manière, braconnant sur les terres de François Bayrou qui part en trombe. Popularisant un peu plus le climat d’union nationale et occupant le terrain pendant que Nicolas Sarkozy n’est pas là. Il ira si ça prend. Il négociera si cela ne décolle pas. Avec qui ? Surement Sarkozy ! Mais de Villepin se dit « on ne sait jamais ». Rien n’est écrit même si le rejet de Sarkozy est sculpté dans le marbre de l’opinion.

 

Les commentaires1 Commentaire

  1. topaz dit :

    Entre Michel Debré et Marie-France Garaud, peut-être Dominique de Villepin ouvre-t-il une voie pour rassembler au-delà des clivages politiques. « Il n’y a pas la vérité à droite, la vérité à gauche, la vérité au centre ». Il n’est peut-être plus dans une vision si utopique, peut-être que l’avènement de la 6e République ne reposera plus sur l’alternance, mais puisera sa force, ses convictions et ses valeurs à l’eau d’un autre puits, ouvert à tout homme et à toute idée, tous clivages confondus, pour que l’eau retirée soit plus limpide et pressée d’être bue par la majorité des Français. Son acte de candidature est un symbole fort.

    Entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, il existe une ouverture réelle pour François Bayrou crédité aujourd’hui de 13 % – Pourquoi ? Parce que la droite ne se retrouve plus dans Sarkozy et que la gauche ne se trouve pas dans François Hollande. S’il sème les bons cailloux, Bayrou dans sa troisième tentative risque de faire jack pot.