Vladimir Poutine à la croisée des chemins

par · 26 décembre 2011

Le refus des résultats contestés des dernières élections législatives en Russie a provoqué une contestation sans précédent. Medvedev en critiquant le régime pour lui donner un avenir, a créé les conditions d’une crise au sommet qui a rencontré une colère d’en bas longtemps contenue.

Son accord avec Poutine, loin de replâtrer le régime, a laissé un vide qui ne demandait qu’à être comblé. La corruption, les passe droits, la violence et les difficultés économiques ont convergé dans un ras le bol transpartidaire. Il aurait dû s’exprimer dans les élections. On sait ce qu’il advint. Et c’est donc dans la rue que la contestation a pris corps.

Maintenant nous sommes à la croisée des chemins. Soit le régime revient sur les élections, ce qui est peu probable, soit Poutine va à la présidentielle comme cible de tous les mécontentements. Certes l’opposition n’est pas unie et le nationalisme latent n’est pas sans poser problème. Mais rien ne dit qu’une candidature ne puisse catalyser l’opposition.

En tout état de cause comme nous l’avions expliqué dans ces pages, nous changeons de cycle en Russie. Car Poutine gagnant, a fortiori perdant, nous rentrons dans l’instabilité. Une époque de tous les dangers s’ouvre. Après le bassin méditerranéen, la crise euro-européenne, c’est la Russie, la Biélorussie, l’Ukraine et le Kazakhstan qui subissent des tensions. C’est dire que les décisions de Poutine ne seront pas sans conséquences.