Mois janvier 2012

31 Jan

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Syrie: insoutenable tragédie

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Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales, a reçu, ce lundi 30 janvier, George Sabra, membre du Secrétariat général du Conseil national syrien (CNS), codirigeant du Parti démocratique syrien et opposant de longue date au régime du clan d’Al-Assad.

La discussion a porté sur la tragédie que subit le peuple syrien face à un régime cruel et illégitime. Depuis les premières manifestations pacifiques, le 15 mars 2011, la répression a entraîné la mort de plus de 5 500 personnes, sans compter les milliers de blessés, et au moins 20 000 prisonniers.

Le Parti socialiste exprime sa plus vive inquiétude face à l’inertie de la communauté internationale sur le drame que vit le peuple syrien. Le Conseil de sécurité de l’ONU ne parvient pas à adopter une résolution et la mission d’observation de la Ligue arabe, qui avait atteint ses limites dès son premier mois de déploiement, vient de suspendre ses activités face à la recrudescence des violences.

Le Parti socialiste salue le courage du peuple syrien, des femmes et des hommes mobilisés depuis plus d’un an face à la tyrannie et rend hommage à leur martyre. Il réaffirme son soutien aux forces démocratiques syriennes, souhaite l’unité de l’opposition et encourage la poursuite des efforts visant au renforcement de l’opposition à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie.

Il demande à la France et à l’Union européenne de tout mettre en oeuvre pour l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. On ne peut laisser le peuple syrien à la merci des canons du régime. Le Parti socialiste réitère sa demande de mise en place d’une zone d’exclusion humanitaire afin de protéger les blessés et la population précarisée.

30 Jan

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L’invité de Marie-Eve Malouines sur France Info

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Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Marie-Eve Malouines dans l’émission « Tous en campagne ». Vous pouvez écouter ou réécouter l’émission ci-dessous:

30 Jan

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Nicolas Sarkozy: l’orchestre du Titanic

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Pendant que le bateau Sarkozy coule, il fait donner l’orchestre des propositions pour nous faire oublier la catastrophe. Passons sur la forme, sur le fond, le courage ce n’est pas de baisser le pouvoir d’achat des plus modestes, mais d’augmenter les impôts des plus riches. Le Président sortant a été convenu. Sa posture était simple « vous ne m’aimez pas mais vous n’avez pas le choix ». Bref, il n’y a pas d’autre politique possible que celle de Nicolas Sarkozy.

Et c’est un Nicolas Sarkozy à droite, clivant sur tous les sujets. A nouveau Nicolas Sarkozy change de pied, le temps du président rassembleur laisse la place au président UMP.

28 Jan

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Sénégal : Wade doit partir

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A un mois de l’élection présidentielle sénégalaise, la situation se tend. Le président octogénaire Wade bringue un nouveau mandat, mais il entrave la candidature de Youssou n’Dour après avoir arrêté des militants socialistes.

Le Parti socialiste dénonce les obstructions à la démocratie et les provocations du régime de Wade. Il estime que c’est la preuve que le pouvoir conservateur en place à Dakar, a peur des électeurs.

Le Parti socialiste soutien la mobilisation du peuple sénégalais contre les dérives autoritaires en cours depuis des années qui tendent à déstabiliser un pays qui était un exemple de démocratie apaisée.

Le Parti socialiste renouvelle son soutien entier au candidat socialiste Ousmane Tanor Dieng dont il estime que la candidature incarne le renouveau progressiste, démocratique et solidaire dont le pays de Senghor a besoin.

27 Jan

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La droite se résume: le pouvoir c’est eux !

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L’arrogance serait donc de penser que la gauche puisse gagner. Comme François Baroin avait pu le dire à l’Assemblée Nationale, parlant d’effraction à propos de la victoire de Lionel Jospin. La formule sur l’arrogance vis-à-vis de François Hollande résume la droite. Pour l’UMP, le pouvoir c’est eux. Le peuple, les petits n’ont pas droit au chapitre. La campagne de Nicolas Sarkozy contre François Hollande est un réflexe de caste. Elle est d’un autre âge. La gauche serait illégitime. Dire que l’on va gagner leur est insupportable. Dire que l’on veut changer est inacceptable. Tout est là ! Il n’y a pas d’autre politique possible que la leur même si c’est un échec.

La droite est en un mot résumée: j’y suis, j’y reste.

Et bien non ! La France a droit au changement, à autre chose autrement.

26 Jan

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Présidentielle: certitudes et incertitudes

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La certitude c’est que François Hollande fait la course en tête. Le président sortant est champion de son camp. Mais son rejet est tel que ce phénomène est structurant. Et ce n’est pas nouveau. Les raisons sont triples :

Un cycle: Nicolas Sarkozy a dérobé en 2007 la rupture avec Jacques Chirac que portait la gauche.
Le style : dès le soir de son élection Nicolas Sarkozy imposait l’ère du « président des riches ».
La ligne: la double faute de Nicolas Sarkozy, le choc fiscal percuté par la crise et la victoire du mode occidental après la chute du mur de Berlin.

Résultat: 4 ans conspué, jamais un président sortant n’avait, à ce point, été distancé cent jours avant l’élection. Enfin François Bayrou récupère l’espace classique de l’UDF. Marine Le Pen est plus haute que son père, surfant sur un national populisme, tendance lourde, en Europe. Et Jean-Luc Mélenchon syphonne la gauche de la gauche.

Les trois inconnus: D’abord le FN aura t-il ses signatures? Certes à chaque fois on nous a fait le coup. Mais le fait qu’a droite quatre ou cinq « petits » candidats cherchent des signatures assèchent les possibilités. En 2007 Jean-Marie Le Pen n’avait que 506 signatures. Ensuite les scores au premier tour. On a vu la volatilité de 4 à 5 points depuis les primaires socialistes. La polémique sur l’accord entre EELV et le PS les fait fuir. Un discours réussi les fait revenir. Enfin Nicolas Sarkozy peut-il réussir une entrée en campagne qui lui permette de tenir ou va t-il dévisser ? Et qui de Marine Le Pen, si elle est qualifiée, ou de François Bayrou va t-il en profiter ? Sans oublier les chocs économiques ou autres toujours possible. Il faut être prudent, comme on l’est à la sortie des étapes de montagne dans le Tour de France. Mais enfin, il est rare que le maillot jaune se fasse rattraper dans la plaine, si son équipe est soudée !

25 Jan

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La France de Nicolas Sarkozy valet d’Angela Merkel

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Lorsqu’on voit Angela Merkel recevoir à Berlin tout ce qui bouge en Europe. Lorsqu’on constate que Madame Merkel ouvre le sommet de Davos. Lorsqu’on regarde Mme Merkel obtenir dans le nouveau traité tous ce qu’elle veut: discipline budgétaire sans euro bond, sans indépendance de la banque centrale, sans interdiction des produits toxiques, sans taxation efficace des transactions financières, sans l’interdiction des activités dans les paradis fiscaux, etc. Et ceci malgré les résolutions hostiles du Parlement européen. Lorsqu’on écoute mezzo vocce les officiels français constater, amers, qu’Angela Merkel est devenue « Madame Nein » ! On se dit que ce n’est même plus le « Merkozy » mais le « Merkel tout court ». La France de Nicolas Sarkozy réduite à la position de valet de Madame Merkel. Ce sera l’un des plus grands échecs de Nicolas Sarkozy. D’abord pour le statut de la France mais surtout parce qu’Angela Merkel a enfermé l’Europe dans le piège du tout austérité budgétaire.

23 Jan

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François Hollande a franchi un palier

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Une salle comble, un discours plein, une salle debout, une pléthore de dirigeants rassemblés, François Hollande a réussi au Bourget là où Ségolène Royal avait inquiété à Villepinte. Si on veut mesurer la réussite de la journée, il faut regarder l’UMP, sans éléments de langage, désemparée, impossible d’ironiser sur la ferveur. Le nombre, les ovations, le soutien de la salle était au rendez-vous. Impossible d’ironiser sur le charisme, les mots, la retenue, sans retirer au lyrisme républicain qui était bien trouvé. Impossible d’ironiser sur l’absence de programme, les mesures étaient présentes, marquant la différence avec l’impasse, la fébrilité et l’incohérence Sarkozienne dans un discours du changement plus que de la rigueur. Même si cette question n’a pas été évacuée, François Hollande a trouvé les mots pour rendre l’espoir possible. Cette semaine commence bien, nous venons par ce discours républicain de franchir un palier !