Un condensé de Sarkozy: Après avoir trop tardé, il veut tout précipiter

par · 9 janvier 2012

La taxe sur les transactions financières fut le cheval de l’association Attac, avant de devenir la pierre angulaire du programme des sociaux démocrates Européens. Ce fut même dans le programme du Parti socialiste aux dernières élections européennes et point dans celui de l’UMP. Nicolas Sarkozy raillait cette mesure dont il disait qu’elle conduirait au chômage de masse. Alors quelle mouche a piqué le Président sortant ? La Présidentielle évidemment ! Mais pas seulement.

D’abord retirer aux socialistes leurs arguments. Il y avait le thème du juste échange, ce fut la TVA anti-délocalisation. Il y avait la lutte contre la spéculation, c’est la taxe Tobin. Mais Nicolas Sarkozy veut aussi démontrer un activisme, une volonté: « Ils l’ont pensé moi j’ai tenté de l’essayer ». Suggérant ainsi que le pays n’a pas de choix, c’est lui ou rien. Mais il y a une arrière pensée chez Nicolas Sarkozy: une possible, probable dégradation du triple A qui ne serait non pas dû à sa calamiteuse gestion économique mais une vengeance des marchés financiers. Donc nous avons un précipité de la méthode Sarkozy. Après avoir critiqué une idée l’utiliser à des fins qui n’ont rien à voir avec l’idée, faire parler, s’agiter pour mieux se protéger. Que faut-il faire ? D’abord dénoncer et démonter le procéder, puis réaffirmer notre projet, conçu par nous avec les sociaux démocrates Européens, et dire que nous jugerons sur pièce.

Les commentaires3 Commentaires

  1. Henryk3 dit :

    La taxe financière, comme la règle d’or ne sont que des mots, et n’ont de sens que si on en expose les modalités.
    Théoriquement c’est bon, mais ça peut aussi être désastreux…on attend avec impatience les précisions.

  2. topaz dit :

    Un Razzy Hammadi confiant, qui a la niaque du soutien, un Benoit Hamon qu’on a envie de croire, parce qu’il décline et développe dans son Grand Jury des points précis. Des lieutenants qui mouillent leur chemise et jettent leurs forces dans la bataille. Plus ils le font, plus on se demande pourquoi leur champion ne le fait pas !

  3. topaz dit :

    Que faut-il faire ? Faire preuve d’intelligence responsable. On n’est pas dans une cour d’école. Le Président vous a piqué votre idée. Et alors, c’est qu’elle était bonne, et, s’il parvient à la mettre en musique, c’est une tâche dans la colonne « réalisé » dont profitera le prochain Président, qui aura bien d’autres pages à écrire dans la colonne « à faire dans l’urgence ».
    La grande foire aux taxes s’invite dans cette présidentielle atypique. Le langage de la vérité crue se substitue aux promesses de mieux-être d’une campagne classique. L’élection de 2012 ne reposera pas sur l’alternance à tout prix, mais plus que jamais sur l’aptitude du candidat à piloter la France sur un sol glissant. DSK réunissait les deux, pas Hollande, d’où un jeu très ouvert pour une ré-élection sur la corde de Nicolas Sarkozy.
    On a souvent reproché dans les rangs du PS de ne pas jouer « collectif », à Ségolène de décider seule. Aujourd’hui on aimerait voir Hollande plus audacieux, plus incisif, plus leader à l’attaque que challenger en défense. Que l’esprit de la force l’habite … vite !