Voir loin, agir juste.

La question qui est posée au delà du type de société que nous voulons construire, c’est la sortie de crise. Car, cette dernière écrase tout. Et il serait illusoire de penser imposer une société juste sans régler la crise. Mais, il serait tout aussi faux de penser sortir de la crise sans justice. Il faut donc un diagnostic, une méthode et enfin, un cap.

Il y a une interdépendance entre la méthode et le cap si le but est un société plus juste. Il y a incompatibilité entre la stabilité et la justice avec l’ordre spontané de la domination du capitalisme financier. On ne peut régler les problèmes en les niant mais on ne peut les surmonter en les reproduisant.

C’est une nouvelle direction qui est posée. C’est une domestication écologique et sociale de l’économie de marché qui doit être le fil à plomb de la sortie de crise. Ni fuite en avant dans la mondialisation libérale, ni faux paravent d’une ligne Maginot du retour de l’état nation d’avant guerre. La bataille est continentale même si son arène est d’abord nationale.

Voilà pourquoi, si l’Europe n’est plus en Europe, il faut la refonder. Elle est, cependant, le cadre indispensable à une bataille de civilisation. Alors, évidemment, il va falloir du sang froid, de la détermination et de la clairvoyance pour les années à venir. Et Nicolas Sarkozy n’est pas le mieux placé pour conjurer la catastrophe à venir. Lui, qui n’a, ni cap, ni boussole et dont la méthode consiste à re-écrire l’histoire pour en être le hérault. La dernière en date fut de critiquer la fébrilité de son opposition de gauche après la dégradation du triple A par Standard and Poor’s. Lui, qui a invité son Premier ministre a réagir dès le lendemain de peur d’être emporté par la critique alors que François Hollande s’abstenait de réaction à chaud et déclarait que ce n’était pas la France mais une politique qui était jugée.

Nicolas Sarkozy avance en braille dans la crise parce qu’il ne la comprend pas et ne sait pas où il va. Si on traite la crise avec pour seul drapeau, le pragmatisme et l’éléctoralisme, elle se venge. C’est la 3e leçon.

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