Présidentielle: certitudes et incertitudes

par · 26 janvier 2012

La certitude c’est que François Hollande fait la course en tête. Le président sortant est champion de son camp. Mais son rejet est tel que ce phénomène est structurant. Et ce n’est pas nouveau. Les raisons sont triples :

Un cycle: Nicolas Sarkozy a dérobé en 2007 la rupture avec Jacques Chirac que portait la gauche.
Le style : dès le soir de son élection Nicolas Sarkozy imposait l’ère du « président des riches ».
La ligne: la double faute de Nicolas Sarkozy, le choc fiscal percuté par la crise et la victoire du mode occidental après la chute du mur de Berlin.

Résultat: 4 ans conspué, jamais un président sortant n’avait, à ce point, été distancé cent jours avant l’élection. Enfin François Bayrou récupère l’espace classique de l’UDF. Marine Le Pen est plus haute que son père, surfant sur un national populisme, tendance lourde, en Europe. Et Jean-Luc Mélenchon syphonne la gauche de la gauche.

Les trois inconnus: D’abord le FN aura t-il ses signatures? Certes à chaque fois on nous a fait le coup. Mais le fait qu’a droite quatre ou cinq « petits » candidats cherchent des signatures assèchent les possibilités. En 2007 Jean-Marie Le Pen n’avait que 506 signatures. Ensuite les scores au premier tour. On a vu la volatilité de 4 à 5 points depuis les primaires socialistes. La polémique sur l’accord entre EELV et le PS les fait fuir. Un discours réussi les fait revenir. Enfin Nicolas Sarkozy peut-il réussir une entrée en campagne qui lui permette de tenir ou va t-il dévisser ? Et qui de Marine Le Pen, si elle est qualifiée, ou de François Bayrou va t-il en profiter ? Sans oublier les chocs économiques ou autres toujours possible. Il faut être prudent, comme on l’est à la sortie des étapes de montagne dans le Tour de France. Mais enfin, il est rare que le maillot jaune se fasse rattraper dans la plaine, si son équipe est soudée !

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    Marine Le Pen doit obtenir ses signatures. L’idée du Général de Gaulle d’instaurer des parrainages en 1962 était bonne et limitée à 100. 500 c’est trop.

  2. topaz dit :

    Pas si mal mais le compte n’y est pas. « Tout ce qui est dit sera fait », des paroles qui engagent des actes. Un François Hollande volontaire, déterminé, très sûr de lui, qui a tenu tête à Alain Juppé, mais qui n’a pas levé le doute sur ses aptitudes à la fonction. Moins convainquant au jeu des questions-réponses que dans un discours fleuve, quelques mots mal choisis « président anormal », « immigration intelligente », nous avons « des » relations avec l’Allemagne, une porte trop vite claquée à Bayrou. Il a déroulé son équation comme la seule vérité possible sans jamais dire que ce sera difficile. Il est passé à l’offensive, c’est bien, maintenant il faut qu’il rentre dans son sujet.