Mois janvier 2012

23 Jan

Commentaires fermés sur Le « oui » croate démontre qu’une autre Europe est possible

Le « oui » croate démontre qu’une autre Europe est possible

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Le référendum croate sur l’adhésion à l’Union européenne a, sans surprise, donné le « oui » gagnant. C’est l’aboutissement d’une longue marche qui a commencé après la guerre civile qui a ensanglanté l’ex-Yougoslavie et la pacification difficile des Balkans.

C’est à l’occasion de cette guerre que François Mitterrand avant déclaré « le nationalisme, c’est la guerre ». On voit encore aujourd’hui ailleurs en Europe que le nationalisme n’a pas disparu.

Surtout, l’adhésion de la Croatie, prévue pour 2013, est la démonstration qu’une autre Europe est possible. Les Croates n’ont pas adhéré à l’Europe de Merkozy-Barroso, mais à celle de Jacques Delors et dont l’avenir peut être encore conjugué avec la solidarité.

L’Europe des impérialismes était morte à Sarajevo en 1914, il faut travailler pour qu’un siècle plus tard, une Europe sociale qui met les peuples au premier plan renaisse au plus vite.

22 Jan

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Rendre le changement irrésistible

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Malgré les lazzis, les critiques, les anathèmes, les couacs, François Hollande est inoxydable dans les sondages. La raison est double: d’abord par ce qu’il est « ignifugé » par les primaires. C’est LE candidat de la gauche malgré ses défauts réels ou supposés. Mais c’est essentiellement dû au fait que l’électorat socialiste fait bloc. Et il fait bloc parce qu’il est inconditionnellement pour que Nicolas Sarkozy s’en aille. Nicolas Sarkozy a touché à tout et n’a rien réglé. Il a exaspéré un peuple et récolté l’amertume. Non seulement François Hollande domine au premier tour, mais l’écrase au second. Ce qu’il faut maintenant c’est étayer le rejet, le rendre irréversible. Le slogan de François Hollande c’est « le changement c’est maintenant ». Il faut dire ce qui va changer et pourquoi c’est maintenant. C’est la raison pour laquelle cette semaine est importante. Un meeting pour se présenter. Un projet pour ce qui changera. Une émission sur France 2 pour assurer. Dans huit jours nous saurons si le changement est engagé ou s’il faudra batailler.

22 Jan

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Stop à la violence au Nigéria

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Le massacre de plus d’une centaine de personnes aujourd’hui au Nigéria est un épisode de plus dans la tragédie qui touche ce pays d’Afrique où le groupe islamiste Boko Haram sévit depuis plusieurs mois. Il s’ajoute aux violences religieuses qui ont aussi fait des victimes chez les chrétiens notamment. La déstabilisation du Nigéria représente un risque majeur pour toute la région.

L’Union africaine doit réagir, les Nations unies ne doivent pas rester sans rien faire et l’Europe doit jouer son rôle.

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20 Jan

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Afghanistan / OTAN

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L’alignement de Nicolas Sarkozy sur les Etats-Unis aura coûté cher à la France. Quatre soldats tués. Cela porte à quatre vingt huit le nombre de soldats disparus en Afghanistan. Le bilan est lourd, il est dû a la politique pro-Bushiste de Nicolas Sarkozy. Il s’est précipité en Afghanistan. Alors que Jacques Chirac et Lionel Jospin avait pris soin de s’en retirer. Il le fit après avoir dit au cours de la présidentielle de 2007 que la France n’avait rien à faire là-bas. Cela se fit pour réintégrer le commandement intégré de l’OTAN. Trois anciens Premiers ministres s’en étaient émus: Lionel Jospin, Laurent Fabius et Alain Juppé. Les socialistes avaient déposé une motion de censure sur l’Afghanistan, estimant qu’on ne règlerait rien mais qu’on perdrait tout. Nicolas Sarkozy n’en eu cure. Aujourd’hui il s’interroge. Il est bien tard Monsieur le Président sortant.

19 Jan

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Le duel est engagé

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Nicolas Sarkozy se hâte lentement à enfiler l’habit du candidat. S’il a fait un pas de plus aujourd’hui dans un discours improvisé, c’est qu’il s’inquiète moins de son score, persuadé d’être au 2ème tour, que de celui de François Hollande.

En effet, Nicolas Sarkozy estimait que François Hollande descendrait mécaniquement plus vite et plus fort et que, son forcing autour des vœux, le rapprocherait du candidat de la gauche. Car son objectif est d’être suffisamment près de François Hollande pour le dépasser dans la vague de sondages suivant la candidature, emballant ainsi le match, comme on dit au football. Mais voilà, François Hollande avec, comme bouclier les primaires et comme glaive l’anti-sarkozysme du pays, est étonnement stable. La stratégie du zapping contre celle du looping s’est engagée. Nicolas Sarkozy multiplie les déclarations et propositions. Il préfère le débat sur ses positions que sur lui. Il évite ainsi une focalisation pour ou contre le sortant.  Il construit aussi une posture volontariste qui  permet de polémiquer sur demain pour faire oublier hier.

Enfin, il veut souligner en creux la prétendue fragilité de Hollande : l’indécision. François Hollande, solidement campé sur l’électorat socialiste et même au-delà, qui ne se dérobe pas. Le candidat de la gauche évite avec talent de se laisser enfermer pour se faire canarder. On veut le coincer ici, il est déjà là. Certes il corrige, mais c’est pour réduire les angles d’attaques de la droite. Insaisissable, il harcèle par des pics, le bilan de son adversaire. Cela contraint Nicolas Sarkozy à le défier, à s’engager de plus en plus clairement. La prestation du jour volontairement sans note, comme pour hisser le niveau de jeu, a pour but de baliser le bilan de Nicolas Sarkozy le sortant, avant le discours de François Hollande dimanche. Le duel commence à distance.

18 Jan

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Voir loin, agir juste.

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La question qui est posée au delà du type de société que nous voulons construire, c’est la sortie de crise. Car, cette dernière écrase tout. Et il serait illusoire de penser imposer une société juste sans régler la crise. Mais, il serait tout aussi faux de penser sortir de la crise sans justice. Il faut donc un diagnostic, une méthode et enfin, un cap.

Il y a une interdépendance entre la méthode et le cap si le but est un société plus juste. Il y a incompatibilité entre la stabilité et la justice avec l’ordre spontané de la domination du capitalisme financier. On ne peut régler les problèmes en les niant mais on ne peut les surmonter en les reproduisant.

C’est une nouvelle direction qui est posée. C’est une domestication écologique et sociale de l’économie de marché qui doit être le fil à plomb de la sortie de crise. Ni fuite en avant dans la mondialisation libérale, ni faux paravent d’une ligne Maginot du retour de l’état nation d’avant guerre. La bataille est continentale même si son arène est d’abord nationale.

Voilà pourquoi, si l’Europe n’est plus en Europe, il faut la refonder. Elle est, cependant, le cadre indispensable à une bataille de civilisation. Alors, évidemment, il va falloir du sang froid, de la détermination et de la clairvoyance pour les années à venir. Et Nicolas Sarkozy n’est pas le mieux placé pour conjurer la catastrophe à venir. Lui, qui n’a, ni cap, ni boussole et dont la méthode consiste à re-écrire l’histoire pour en être le hérault. La dernière en date fut de critiquer la fébrilité de son opposition de gauche après la dégradation du triple A par Standard and Poor’s. Lui, qui a invité son Premier ministre a réagir dès le lendemain de peur d’être emporté par la critique alors que François Hollande s’abstenait de réaction à chaud et déclarait que ce n’était pas la France mais une politique qui était jugée.

Nicolas Sarkozy avance en braille dans la crise parce qu’il ne la comprend pas et ne sait pas où il va. Si on traite la crise avec pour seul drapeau, le pragmatisme et l’éléctoralisme, elle se venge. C’est la 3e leçon.

Relire les billets précédents « DE LA CRISE »

17 Jan

Commentaires fermés sur Le bad deal de l’austérité

Le bad deal de l’austérité

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Dans cette phase de crise structurelle et de haute spéculation conjoncturelle, la tentation est grande de répondre à court terme. C’est la vraie fausse solution de l’austérité.

Et le paradoxe, c’est que que ceci n’est pas une demande des marchés mais une exigence de la droite allemande pour rassurer son électorat. La rigueur budgétaire comme parade à l’écart des taux. Des pays empruntent à 2 % comme l’Allemagne, d’autres l’ont fait à 7% comme l’Italie.

Le second paradoxe réside donc dans le fait que l’on accroît le handicap de ceux qui sont en difficulté, ce qui a pour conséquence de les précipiter dans la récession, sans espoir de se relever. Et cela finira par plomber les mieux portants.

Cette politique drastique budgétaire s’accompagne d’une ode à la réforme libérale. Mais là, encore, ce qu’attendent les marchés, c’est autre chose : D’abord, les réformes propres à assurer une croissance durable ensuite, un gouvernement crédible de la zone euro et enfin, une banque centrale leur garantissant la solvabilité de leurs engagements.

Voilà pour le court terme.

Pour le long terme, il faut un cap pour l’Europe et calibrer les programmes budgétaires et fiscaux en cohérence avec l’objectif d’accroître le potentiel de croissance.

Un But : Quel type de modèle pour l’Europe.

Un Moyen : La mutualisation des réformes comme par exemple celle de la réforme fiscale.

Mais le dernier problème est : Mais pour qui le fait-on ? C’est à dire la capacité d’accepter pour les peuples ou pour les marchés.

Le « marche où crève » des droites européennes est non seulement une faute économique, nous venons de le voir, mais c’est aussi une faute sociale qui pénalise les peuples les plus précaires.

Et là, nous sommes en divergence de sens.

A force de débattre à l’infini des mesures économiques, on finit pas perdre le sens de la politique, voire de la gauche tout court. Car il y a aussi une instrumentalisation libérale de la crise pour obtenir la possibilité de revenir sur les acquis sociaux. Gouverner pour les actionnaires, la rente ou la France, tel est la phase 2 de la crise.

Relire le billet précédant « DE LA CRISE »

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16 Jan

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De la crise

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Le déclassement de la France par une agence privée de notation est tout à la fois la conséquence d’une politique et le révélateur de la situation. Allons au coeur du problème.

Dans le moment actuel du capitalisme, il y a plus de capital de travail mais des masses énormes de capitaux fictifs dans le sens où, ils n’ont pas de contrepartie travail dans le sens de la production. L’hypertrophie de ce qu’on appelle le capital financier fait que celui-ci cherche toujours plus, avec toujours plus de moyens à spéculer sur tout ce qui bouge. Pour cela, les marchés ont besoin de visibilité pour une rentabilité maximale, d’où les agences de notation à la crédibilité douteuse.

Les états se sont, quant à eux, endettés pour financer un état providence que la croissance ne permettait plus de financer. La dérive de la mondialisation libérale, c’est à dire, l’extension du marché, le démantèlement de l’Etat, la délocalisation sauvage, le travail comme un coût dans la compétition, la tendance à la désindustrialisation dans les pays dit industriels…

Cette contrepartie à l’extension de la sphère financière en pleine révolution de l’immatérielle a accentué les tensions dans le système. Les politiques, dépassés, se sont vu pris en sandwich entre l’exigence des marchés ainsi structurés et l’acceptabilité par les peuples d’une remise en cause des acquis. C’est la phase 1 de la crise.

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15 Jan

Commentaires fermés sur Syrie : La ligue arabe doit s’interposer.

Syrie : La ligue arabe doit s’interposer.

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La répression aveugle et barbare en Syrie a laissé place à des affrontements disproportionnés et meurtriers. Bachar el-Assad ne contrôle que l’appareil répressif. Lentement, mais sûrement, le pays lui échappe. Au Conseil de Sécurité, la Russie principalement mais aussi la Chine refusent toutes résolutions des nations-unies. Il faut accentuer la pression sur les dirigeants de ces pays. Mais la ligue arabe est légitime à intervenir. Sa volonté pourrait être contagieuse. Elle peut, ou doit proposer son interposition. Il ne faut négliger aucune piste pour faire cesser cette tuerie.

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13 Jan

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Lorsqu’on dégrade la France on la ramène pas on s’en va !

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La tristesse s’abat sur la France. Nous voilà dégradés ! C’est la facture Sarkozy. Il nous a dégradé socialement, puis moralement ! Et enfin internationalement. C’est maintenant la dégradation de la confiance économique. Personne ne s’en réjouit mais personne ne s’en étonne. En politique économique les solutions proposées : l’austérité sans croissance ! Cela ne pouvait convaincre personne et elle étrangle seulement les Français. Nicolas Sarkozy a durablement plombé la France ! Il est temps qu’il s’en aille. Car pour remonter la pente c’est encore les Français qui en seront de leurs poches.