Mois janvier 2012

04 Jan

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La fébrilité des Sarkozystes

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Après la fuite à Boulogne du ministre de l’Intérieur, qui en dit long sur sa confiance en la victoire de Nicolas Sarkozy, c’est le chœur des effarouchés sur un ragot quant à la nature du Président de la République rapporté par un journaliste. Tout cela démontre l’extrême fébrilité du pouvoir face à la vraie fausse campagne Sarkozyste qui ne fait pas la différence dans les sondages. Nous en sommes à la première semaine de janvier et la fébrilité est déjà aux commandes à droite.

04 Jan

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NON A LA TAXE SARKOZY !

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C’est un contre sens économique puisque en récession dû à la baisse du pouvoir d’achat des ménages. Le réduire par une augmentation de la TVA est une idiotie et une injustice sociale puisque la ponction sur le pouvoir d’achat des ménages touchera les plus faibles.

C’est aussi un faux débat, puisqu’on ne travaille pas moins que les allemands : 35,5 heures pour eux contre 38,5 heures pour nous. Mieux, en instaurant le travail court, les allemands sont à 1380 heures hebdomadaires et nous, à 1550 heures.

Enfin, c’est une erreur stratégique parce que le différentiel compétitif est surtout dû à notre absence de politique industrielle et de recherche depuis 10 ans. L’Allemagne est très peu sensible à la compétitivité des prix notamment parce qu’elle produit du haut de gamme et la France, du bas de gamme.

Le problème de la France réside dans la fracture UMP dû au retard sur la formation / recherche, l’accès au crédit et, la taille des entreprises. Au total, il faut donc dire NON A LA TAXE SARKOZY !

03 Jan

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2012 : l’année de tous les dangers

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Lorsque l’on observe les conflits, défis et périls de 2012, on est un peu interloqué.
D’abord, en cette date anniversaire, il y a l’avenir de l’euro. Non que celui-ci soit, à court terme, menacé d’explosion mais faute de croissance, l’implosion est en marche. Par ailleurs il est peu probable que la Chine et les USA acceptent sans réagir un euro sous évalué puisque, pour les anglo-saxons, l’euro est la monnaie de trop.
De même, les chinois ne peuvent tout à la fois accepter les hausses douanières et la baisse monétaire. A la veille du changement d’équipe post-congrès du PCC, ceci ne peut-être sans conséquence.
Mais l’Europe n’est pas au bout de ses peines. L’entêtement de la droite allemande à ne pas vouloir transformer la BCE en banque centrale, l’hystérie « austéritaire » de cette dernière conduit l’Europe à la ruine et l’axe franco-allemand à la réorientation ou à la confrontation. La tendance – pour complaire aux opinions – à la désolidarité européenne, nationale voire régionale, annonce les risques de la désintégration. La croissance émolliente, le chômage de masse, les poches de pauvreté au sud et l’accroissement des inégalités au nord vont être le vecteur du retour du social. Il est peu probable que nous assistions à une explosion continentale.
Mais, nous sommes arrivés à la limite de l’acceptation sociale qui va sans nul doute entraîner grèves à répétition, mouvements sociaux rampants, désobéissances. Une crise des ciseaux qui facilitera la montée des nationaux populistes et la droitisation des droites. D’autant que l’automne islamiste dans le Maghreb et au Machrek a de quoi affoler les opinions publiques occidentales.
La peur que la révolution démocratique se transforme en succès des barbus avant une hypothétique révolution des foulards est une faute politique, mais elle demeure une réalité de l’imaginaire européen. L’Egypte semble le maillon faible de la confrontation tripartite que nous annoncions aux premiers jours de la révolution : la rue, les frères musulmans et l’armée. Et il est peu probable que ce pays clé retrouve de la stabilité dans l’immédiat. Ceci sous le regard discret mais courroucé de l’Arabie Saoudite qui voit d’un mauvais oeil la montée des frères et soutient des salafistes. Ce qui provoque surenchère et compétition sous la loupe de la télévision du Qatar qui joue les trouble – fêtes. Alors que la Turquie hésite entre sa stratégie « zéro problème de voisinage ou puissance régionale », ce qui ne peut qu’engendrer des soubresauts.
La France de Sarkozy a bêtement coupé les ponts avec l’affaire arménienne, mais c’est l’escalade israélo-iranienne qui va structurer la tension. Alors que l’Irak post -américaine n’est toujours pas stabilisée. La guerre nucléaire est improbable mais le statu quo, impossible. Nous allons donc flirter avec le risque suprême. La menace de fermer le détroit d’Ormuz par l’Iran, déclaration de guerre et l’envol du prix du pétrole n’est pas certaine mais demeure une menace réaliste.
La dissémination du nucléaire militaire au Pakistan, en Corée, etc. pour des pays comme l’Iran mais aussi le Brésil, le Venezuela de Chavez à la veille d’élections sera, avec le terrorisme, de toute nature fusionnant ainsi avec la grande criminalité (drogue, arme, piraterie), un facteur de tension invisible. Ceci, en pleine campagne électorale américaine, où les surenchères des républicains contre les palestiniens et l’Iran transformeraient les néo conservateurs américains en colombes. Que ceci fasse oublier l’échec économique de Barack Obama et facilite sa remontée dans les sondages ne change rien à l’affaire. Les Etats-unis sont à l’aune du monde occidental contestés, relativisés, et incapables de faire face aux défis de la décennie : économiques, écologiques, et géostratégiques (les émergents placent 2 pays dans les 6 premières puissances : la Chine et le Brésil).
Déstabilisation et tension donc au Moyen Orient alors que la Syrie vit une guerre civile qui ne dit pas son nom et que son principal allié, la Russie, va vivre une présidentielle chaotique. Le régime de Poutine ne sortira pas indemne de la confrontation avec une opposition disparate. Mais on sait que la contradiction principale se situe – comme le redoutait Poutine – au sein de l’oligarchie russe. Une nouvelle époque russe commence avec de brusques ruptures, ce qui aura des conséquences sur les marches sud orientales de l’empire et à l’ouest en Biélorussie, en Ukraine entre ouverture européenne et fermeture.
L’arme du gaz pour Poutine ? Cela, en prend le chemin.
Il est peu probable que l’Iran, coincée, la Russie, secouée, la Chine, prudente, préside à la stabilité de l’Afghanistan. D’autant que le Pakistan va vivre des présidentielles où, pour la première fois, le complexe militaro-islamiste pakistanais est mis en cause sous le regard soupçonneux de l’Inde où le Parti du Congrès au pouvoir est déchiré par les affaires et où le pro – occidental Rahul Gandhi tarde à s’imposer.
Le Japon, hyper endetté, n’arrive pas à se remettre de ses catastrophes climatiques et hésite entre son alliance pacifique et son tropisme asiatique. D’autant que la militarisation de la Corée du nord de Kim Jung, il a peine tenu en laisse par la Chine, pousse l’empire du soleil levant à se rapprocher de celui du milieu. Mais ce qui écrasera tout, c’est la crise économique et financière. Longtemps, l’Asie, le moyen-orient et les émergents ont cru qu’il s’agissait d’une crise du seul monde occidental. Les conséquences se font sentir tant du point de vue du ralentissement économique des échanges que du protectionnisme rampant qui ne dit pas son nom.
L’OMC est définitivement en panne. Les égoïsmes nationaux font leur retour. La communauté internationale n’a plus de communauté que le nom. Il suffit de voir son inaction dans la Corne de l’Afrique à l’occasion de l’épouvantable famine ou encore de l’échec du dernier sommet climatique de Durban. Même désintérêt pour les tensions de plus en plus violentes inter-ethniques en Afrique où les élections ne sont qu’un « moment de ces combats ». Le tout étant arbitré par d’anciennes colonies, en fonction de leurs intérêts économiques.
Si la communauté internationale a sauvé l’honneur en Libye, détournant les yeux lors de l’assassinat du tyran Kadhafi, elle fait toujours mine de ne pas voir que des milliers d’armes ont filé vers le Sahel où Al Qaida au Maghreb islamique prospère à coût d’enlèvements et monte une petite armée conséquente. L’année sera donc tout sauf un fleuve tranquille. Elle nécessite hauteur de vue, discernement, patience et surtout, une vision pour un nouvel équilibre mondial. Car, c’est l’année de tous les dangers.

 

03 Jan

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La démocratie hongroise se délite, l’Europe hésite

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La République hongroise est en danger. Près de 55 ans après la répression de l’Insurrection de Budapest qui avait été l’occasion d’un sursaut démocratique en Hongrie contre la chappe de plomb soviétique, la Hongrie est à nouveau victime d’un coup de force constitutionnel orchestré par le premier ministre Viktor Orban, fort de l’écrasante majorité de son parti, le Fidesz et la percée du Jobbik aux élections de 2010.

Depuis un an, le premier ministre conservateur Viktor Orban a fait adopter plusieurs mesures qui réduisent les pouvoirs de la Cour constitutionnelle et la liberté de la presse. Désormais, l’Etat peut infliger des amendes aux propriétaires des médias qui diffuseraient des informations jugées «non équilibrées» ou dépourvues «d’objectivité politique». Dès sa nomination, il a placé plusieurs de ses fidèles à la tête de tous les organismes du secteur public – même à la Cour des comptes, en remplacement de personnalités indépendantes. Il a aussi obligé un millier de chômeurs Roms à travailler sur des chantiers publics.

La nouvelle loi électorale réduit le parlement de moitié et elle constitue un procédé sur mesure pour assurer des majorités durables au Fidesz.

 L’opposition et la population ont manifesté leur hostilité à ce coup de force et l’ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsány a même été arrêté. N’en restant pas là, Le Fidesz a voté une modification de la Constitution qui rend les socialistes hongrois responsable des crimes de l’époque communiste.

Le Parti socialiste dénonce cette agression contre la démocratie dont se rend coupable le parti frère de l’UMP et de la CDU au sein d’un PPE dont le dernier congrès s’est tenu à Marseille en décembre dernier. Le PS apporte son soutient aux milliers de manifestants et aux intellectuels actifs depuis de longs mois déjà qui se mobilisent pour la défense du pluralisme et des libertés.

Le Parti socialiste fait pleinement sien le mot d’ordre des nouveaux insurgés de Budapest « il y aura de nouveau une république » et sera au côté de ses camarades du MSzP.

Le Parti socialiste s’étonne du silence assourdissant de Sarkozy et Merkel et il appelle la présidence social-démocrate danoise de l’Union européenne à prendre vigoureusement les mesures nécessaires pour le respect des traités européens au nom de la défense de la démocratie car ce qui se passe aujourd’hui en Hongrie peut arriver demain ailleurs.

02 Jan

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Karachi: Sarkozy doit clarifier son rôle

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Il est de plus en plus clair que Nicolas Sarkozy fut au courant des flux financiers autour de l’affaire Karachi. Plus tôt Nicolas Sarkozy s’exprimera, mieux cela vaudra pour lui, nous et l’élection présidentielle Car cette affaire ne se dissoudra pas d’elle-même. Elle va empoisonner la présidentielle. Le Front National en fera ses choux gras. Et les médias, leurs gros titres. Si, par malheur, Nicolas Sarkozy était réélu, et c’est de moins en moins probable, l’affaire enjamberait la présidentielle. Elle sera le watergate de Sarkozy, vainqueur, et le sparadrap de l’UMP, défaite. Mais surtout, elle alimenterait la campagne du  » tous pourris  » de Marine Le Pen et l’abstention. Bref, il devient donc civiquement nécessaire que Nicolas Sarkozy s’exprime et clarifie son rôle dans cette ténébreuse affaire.