Les commentaires5 Commentaires

  1. topaz dit :

    En campagne en 2007 Nicolas Sarkozy était sous pression. Il devait incarner la rupture après un septennat Chirac vide et dépasser ses problèmes personnels. En 2012 il est un candidat serein, muri, bien dans sa vie privée, prêt à affronter les urnes sur un bilan et la continuité d’une action. Il ne se battra pas pour être président, il se battra pour le rester. Il va s’employer avec beaucoup d’habileté à mettre ce marché entre les mains des Français. La gauche ne doit sous-estimer ni la capacité de persuasion du président sortant, ni les électeurs (souvenons-nous de la ferveur populaire qui portait Ségolène), et elle doit se méfier des sondages.

  2. topaz dit :

    Une situation météo grave, rare, mais prévue et insuffisamment anticipée. Que fait Claude Guéant ? De la figuration sur un plateau de télévision ? Il aurait pu et cétait son rôle s’exprimer, expliquer, et prendre des mesures drastiques de prévention et d’intervention sur les routes et dans les villes. Un ministre de gauche en situation aurait-il été plus efficace ?

  3. topaz dit :

    A signaler -parce que c’est trop rare- le merci de Martine Aubry à François Fillon pour Lejaby, et aussi sa détermination « à faire gagner son camp » comme elle l’a souvent répété. Ce n’était pas facile pour elle, hier, mais elle l’a fait. Une nouvelle illustration que le PS est en progrès. On n’a pas le souvenir de DSK ou Fabius défendant Ségolène sur un plateau, en prime-time.

  4. topaz dit :

    Une bonne prestation de François Fillon, qui traduit une maîtrise du sujet -l’avenir de la France- et des sujets -pensés et traités depuis 5 ans. Exit la rupture version Sarkozy 2007, elle a « trépassé » les espérances. Les Français sont-ils prêts à faire confiance à la rupture credo Hollande 2012 ? Le premier ministre a répété que les Français avaient pris conscience de la situation difficile de leur pays. Finalement dans le contexte, n’est-il pas plus difficile de défendre un programme neuf dans le changement qu’un bilan contesté, mais qui s’inscrive dans la poursuite d’une politique engagée ? C’est la question que se poseront les électeurs, en prenant de vitesse les sondages, à la veille de l’élection, une question-piège qui ne se serait pas posée avec une candidature DSK. L’envie de gauche est bien là mais les marqueurs sont ailleurs. Martine Aubry sera-t-elle dans 5 ans sur un plateau de télévision pour défendre le bilan de François Hollande ?

  5. topaz dit :

    Toujours bien coiffé Camba, des pattes à la bonne hauteur.
    Le regard de Luc Ferry sur un PS new look est un brin optimiste, mais lucide. « Reste qu’Hollande avec beaucoup d’habileté, est en voie d’accomplir le mouvement de fond que DSK aurait dû logiquement incarner, à savoir une conversion historique, tardive certes, mais enfin explicite, à la social-démocratie. La chose est à prendre au sérieux. Si Nicolas Sarkozy veut combattre réellement son adversaire, il devra le faire désormais sur le terrain où se situe son principal opposant : celui d’un réformisme assumé ». Assez paradoxal mais bienvenu que ce soit François Hollande qui soit en passe de signer en 2012 le Bad Godesberg réussi de la gauche française. Une autre bizarrerie de cette présidentielle. S’il y parvient, Martine Aubry pourra y être largement associée, et le combat de DSK n’aura pas été vain.