Guéant: l’idéologue du régime Sarkozy

par · 5 février 2012

De tous temps, sous le Monsieur Guéant, aimable, affable, de commerce agréable, bout un idéologue d’une « droite dure décomplexée », comme dirait son ami Aznar. Arrêtons de dire qu’il drague les voix du FN. La conférence aujourd’hui décriée était privée. Il n’y avait pas l’intention de lancer un appel. C’est bien pire, c’est ce que Monsieur Guéant pense. Une supériorité du monde occidental mise à mal par la montée de l’Islam.

Toute la problématique tient dans le glissement. On évoque pas l’islamisme radical qui partage avec d’autres extrémismes la volonté de remodeler le monde à leur image ou à leurs fantasmes. Non il s’agit au travers d’un glissement sémantique, apparemment anodin, de stigmatiser sous le vocable « civilisation », l’Islam censée être inférieure… C’est le lointain échos du discours de Dakar. C’est le différentialisme culturel cher à la Nouvelle Droite et au GRECE.

Jean-Marie Le Pen a souvent joué sur cette fibre pour évoquer de manière implicite la supériorité de la race indo-européenne. Depuis le Figaro Magazine de Louis Pauwels jusqu’à Claude Guéant, une large partie de la droite partage cette hantise du métissage culturel et ethnique. Au bout il y a la protection de la civilisation de ses ennemis de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur. Et Monsieur Guéant estime que c’est le patrimoine commun de toutes les droites. En ce sens, c’est l’idéologue du régime Sarkozy qui n’a pas de rivage à droite. Venant du Ministre de l’Intérieur ce n’est pas rassurant.

Les commentaires1 Commentaire

  1. topaz dit :

    L’anonymat des parrainages est un faux-fuyant. C’est déplacer le problème en refusant de lui trouver une solution. Personne ne veut se mouiller, ni prendre le risque voyeur d’une caution de principe au Front national, qui n’engage pas plus loin que l’acceptation d’un droit à concourrir sans que les signataires ne soient inquiétés ultérieurement, ni par la droite, ni par la gauche. La belle affaire, pourquoi en faire tout un plat ? Après le 6 mai ce sera le passé. Dans cette politique de l’autruche le PS a plus à perdre qu’à gagner. Et puis c’est moins traumatisant que de voter Chirac !