Sarkozy !

par · 16 février 2012

Défensif, emprunté, hésitant, résumant sa candidature à un « parce que je le vaux bien ».

DÉFENSIF ! En s’accordant ce lapsus freudien: « À 57 ans (son âge) on n’est pas foutu ». Défensif en candidat qui n’a pas tout réussi, mais c’est la faute là à « pas de chance », la crise est là.

EMPRUNTÉ, ne réussissant pas à dire pourquoi il se présente, si ce n’est « parce que je le vaux bien » ! Un signe amical à Mme Bettencourt on suppose…

HÉSITANT ! Entre plusieurs lignes: le clivage et le rassemblement, l’énergie et la sobriété, le bilan et le projet, le « moi » et le peuple, le volontarisme et la faute à la crise. Comme Valéry Giscard d’Estaing en 1981, Nicolas Sarkozy ne sait comment combattre un candidat qu’il a sous estimé et une gauche qu’il a méprisé.

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    Il y a ceux qui renoncent et ceux qui refusent le renoncement, il y a ceux qui ont un bilan et ceux qui ont un horizon. Sarkozy et Hollande ont tous les deux un bilan à leur actif. Ils sont tous les deux comptables d’un passif à étagères, le premier dans son quinquennat, le second dans son parti. Les Français le savent. L’homme du passé, l’homme du passif, c’était dans un autre temps, dans un autre siècle. Regardons l’avenir, scrutons l’horizon. Il faut qu’il soit limpide pour les électeurs. On ne peut rien changer au passé, on peut tout pour l’avenir, si on le veut et si on y croit. On fait campagne pour faire gagner une cause, pas seulement contre un bilan. Qu’on nous épargne dans cette campagne le bis repetita de la rengaine du bilan. Les urnes 2012 -on le pressent depuis longtemps- vont déplacer le curseur classique droite-gauche. Sarkozy et Hollande le savent. A leur manière ils l’ont dit. Pourquoi DSK, socialiste et de gauche, était-il en pôle position ? Pourquoi séduisait-il un certain électorat traditionnel de droite qui n’aurait pas eu le sentiment de renier ses convictions en votant pour lui ? C’est une question que doit se poser François Hollande.

  2. topaz dit :

    Vous dites hésitant et emprunté, je dirais calme et déterminé. Votre candidat peut préparer sa défense.
    Souvenons-nous du dernier duel télévisé en 2007 avec une Ségolène agressive, sûre d’elle, le ton haut perché face à Sarkozy. Qui avait dominé le débat ? Qui a gagné ?