Sarkozy !

Défensif, emprunté, hésitant, résumant sa candidature à un « parce que je le vaux bien ».

DÉFENSIF ! En s’accordant ce lapsus freudien: « À 57 ans (son âge) on n’est pas foutu ». Défensif en candidat qui n’a pas tout réussi, mais c’est la faute là à « pas de chance », la crise est là.

EMPRUNTÉ, ne réussissant pas à dire pourquoi il se présente, si ce n’est « parce que je le vaux bien » ! Un signe amical à Mme Bettencourt on suppose…

HÉSITANT ! Entre plusieurs lignes: le clivage et le rassemblement, l’énergie et la sobriété, le bilan et le projet, le « moi » et le peuple, le volontarisme et la faute à la crise. Comme Valéry Giscard d’Estaing en 1981, Nicolas Sarkozy ne sait comment combattre un candidat qu’il a sous estimé et une gauche qu’il a méprisé.