Nicolas Sarkozy s’attaque à la République !

par · 20 février 2012

Nicolas Sarkozy et l’UMP déclare la guerre aux corps intermédiaires de la République. L’appel au peuple n’est jamais un problème, sauf quand on dérange le peuple pour l’accessoire, pour mieux préserver son pouvoir. Tout est là ! Nicolas Sarkozy ne supporte plus les parlementaires, les syndicalistes, les élus locaux, les journalistes, les dirigeants associatifs, les fonctionnaires, ces empêcheurs de décider seul. La charge, confirmée par sa porte parole qui précise: « Ce ne sont pas les élites qui sont en cause mais les corps intermédiaires ». C’est un classique: désigner un ennemi à la vindicte du peuple pour détourner la sanction. Mais avec Nicolas Sarkozy la forme, le mépris, rejoint le fond, gouverner seul. Lui seul sait, lui seul décide, lui seul désigne, nomme, répudie.
Nicolas Sarkozy veut donc la continuité de son oeuvre et le monopole du pouvoir. Son bilan militait pour qu’il fut battu mais ce projet de continuer sa politique et de faire en plus sans contre pouvoir… Franchement non !
Sans corps intermédiaires, il n’y a pas de république. Le rêve de Nicolas Sarkozy de gouverner directement n’annonce rien de bon. Il nous fait une rechute dans l’hyper présidence et désigne la République comme raison de la catastrophe. Alors une France dure dirigée par un homme seul, NON MERCI.

 

Les commentaires2 Commentaires

  1. Raphaël Benzaquen dit :

    Vous avez tout compris Mr Cambadelis, le Sieur Sarkozy se prend pour le Maître du Monde, lui seul sait gouverner, faire des réformes et surtout monter les Français les uns contre les autres, en fait diviser pour mieux régner a été la gageure de son septennat. Dernier pari en date, recommencer sa manipulation de 2007, en siphonnant les voix du FN. Il faut espérer que la plupart d’entre nous ne seront pas dupes, et éliront à la tête de la nation, un candidat qui incarne » le changement, maintenant « .

  2. Patrick P. dit :

    La posture, peu surprenante, du candidat Sarkozy a le mérite de donner à François Hollande l’occasion, de montrer, en contre-point, le président de la république qu’il veut être, un homme qui ne dirigera pas tout seul, qui saura tenir compte de son gouvernement, du parlement, des exécutifs locaux, des décisions des magistrats, des propositions syndicales et des avis du conseil économique, social et environnemental, entre autres. Et qui ne méprisera ni les solliciteurs, ni les observateurs, ni les analystes.