POUSSONS !!

par · 29 février 2012

57 Hollande, 43 Sarkozy ! Jamais un candidat n’a rattrapé un tel handicap.

Si Sarkozy solidifie son socle, Marine Le Pen a raté le coche en annonçant qu’elle n’avait pas les signatures le jour ou elle dansait avec son père et l’extrême droite européenne à Vienne; et François Bayrou n’arrivait pas à choisir si il devait déborder par la droite ou la gauche.

Cette semaine là, François Hollande accélérait et Nicolas Sarkozy sautait dans sa roue. La bipolarisation s’est installée, le rejet de Sarkozy provoquant presque l’instrumentalisation de François Hollande pour le faire.

Depuis, le « sortant » de droite cultive le vote utile des droites quitte à abandonner sa posture de rassembleur tellement nécessaire au deuxième tour. Dans ces conditions Sarkozy sature son espace au premier tour alors que François Hollande lui va au delà de celui du PS.

Il catalyse au second toute l’hostilité au candidat de droite sortant. Après quoi court Sarkozy ? L’impact symbolique que provoquerait un croisement des courbes entre lui et François Hollande dans les pronostiques du premier tour.

Cela ne changerait rien. Mitterrand était derrière Giscard au premier tour en 81, mais Sarkozy compte sur l’interpellation de la presse de ce fait. Son dernier angle d’attaque portera sur le traité européen, jouant de la crise ou sur la crise. Mais jamais sous la Ve République, un sortant dominé dans les sondages à ce point ne l’a emporté.

Pour mettre le candidat de la gauche hors d’atteinte, il faut que les intentions se cristallisent. Pour cela il faut passer de la colère à l’espoir. C’est ce que construit François Hollande avec ses propositions de ces jours pour une fiscalité équitable et portée par tous. Alors partout et tous ensemble poussons !

Les commentaires4 Commentaires

  1. topaz dit :

    Dans cette campagne frontale, bi-polarisée, violente et excessive de part et d’autre, se joue le sort et l’avenir d’un parti socialiste, redevenu -grâce à Martine Aubry- un vrai parti d’opposition mais à la peine et en porte-à-faux avec ses alliés. Un parti qui joue fort, qui joue gros, qui joue de malchance ou de mal-choix. Politiquement, DSK était l’atout-maître, le 57/43 à coup sûr, le 60/40 à tous les coups. A-politiquement il aurait peut-être été balayé en cours de jeu. Aujourd’hui Hollande est par substitution l’atout-coeur ou le choix par défaut ou le vote anti-Sarkozy. Tiendra-t-il la distance, celui qui est là où il est, et qui doit, sur sa droite et sur sa gauche, garder sa route, faire face à la cridette et tout faire pour éviter un vote de raison qui, contre toute probabilité, n’est pas à exclure.Cette présidentielle sort le tableau de son cadre. Le tableau c’est la France que l’on veut pour les cinq prochaines années. Le cadre est subjectif et imprévisible.

  2. Patrick P. dit :

    C’est parce qu’elles sauront que les classes aisées seront elles-aussi et à proportion mises à contribution, que les classes moyennes voudront bien concourir à une amélioration significative du sort des classes modestes, facteur de cohésion sociale, d’équité républicaine et de croissance économique. Et, pour cela, voter Hollande.

  3. topaz dit :

    Il fut un temps où votre pas de danse avec les sondages était bien moins affirmatif. Cette élection reste très ouverte et ce ne sont pas les circonvolutions inaudibles de la presse -tellement les uns et les autres se volent dans les plumes- qui en changeront l’impact sur les électeurs. Vous écrivez « qu’il faut passer de la colère à l’espoir ». Si François Hollande l’incarne, Sarkozy aussi. La gauche a choisi son leader. Elle doit trouver pour gagner son « leader de crise ». Et c’est pas gagné. 42 % des électeurs incertains de leur choix, c’est beaucoup, et c’est assez pour faire chavirer le 57/43 !

  4. Hervé dit :

    Le problème de la droite, c’est leurs réserves de voix pour le deuxième tour.
    Notre problème à gauche, c’est la dispersion de nos voix au premier tour.