Nicolas Sarkozy veut continuer son bilan

par · 7 mars 2012

Dans l’émission « Des paroles et des actes » dont Nicolas Sarkozy était l’invité sur France 2, on avait tous les éléments d’une contre offensive, mais pas les raisons d’un deuxième mandat. A moins de considérer que l’immigration justifie à elle seule un deuxième quinquennat. C’est un peu court. Il n’y a pas de cap pour son quinquennat, si ce n’est lui ! Il reste donc l’idée que Sarkozy veut… continuer son bilan. Évidemment ce n’est pas le plus porteur vu son caractère calamiteux. Le rejet du sortant est enkysté. Alors Nicolas Sarkozy tente un vote utile de droite pour créer la surprise quitte à abimer la France. Il continu encore et encore à recycler les thèmes du Front National. Il se veut en résonnance avec l’islamophobie de Marine Le Pen. Il délaisse l’économie et le social – et pour cause – et c’est là sa faiblesse car c’est la préoccupation des francais. Réduit à son bilan comme projet, agrémenté d’un trait d’union avec le Front National, il pense remonter la pente quitte à démonter la France. Sarkozy espère que l’abstention fera le reste. A nous de déjouer la manoeuvre.

Les commentaires2 Commentaires

  1. topaz dit :

    Un bilan n’est ni un projet, ni une continuité, il est une chronologie du passé. Il est bon, mauvais ou médiocre et -bien analysé- peut être précieux pour rebondir. Si la gauche avait su faire un vrai bilan de ses échecs passés, elle serait au pouvoir depuis longtemps. Les raisons d’un second mandat étaient claires dans l’émission, malgré les erreurs du quinquennat, il reste la volonté, le chemin, l’expérience. Sarkozy en joue. Il peut gagner sur le fil, et il le sait. Aujourd’hui les sondages plébiscitent la gauche par rejet de Sarkozy. Il n’est pas impossible qu’ils s’inversent au fil de la campagne et subrepticement dans ses dernières minutes. Ce n’est pas le PS qui serait visé, mais la personnalité du candidat qui serait en cause et la confiance dans Hollande qui n’incarne pas ce leader de crise dont la France a besoin.

  2. Patrick P. dit :

    Courtiser les électeurs de madame Le Pen (surtout si elle est empêchée de se présenter), ameuter ceux qui ne voudront jamais de gauche au pouvoir, décourager d’aller voter ceux qui doutent d’un changement possible, rassurer ses sympathisants, garder mobilises ses soutiens financiers et médiatiques, faire tour à tour des sourires aux différentes composantes de sa majorité hétéroclite, la stratégie du candidat Sarkozy est laborieuse, son échec probable, mais pas sûr encore. La campagne de François Hollande va devoir durer jusqu’à la dernière seconde.