Maroc en mutation.

par · 11 mars 2012

Après avoir rencontré le roi, le premier ministre, les dirigeants de l’USFP, le maire de Rabat, les jeunes du 21 février, les mouvements de femmes, etc… On peut tirer des enseignements.

Il y a 1 an le 9 mars, après les manifestations des jeunes du 21 février, le roi annonçait une évolution institutionnelle plébiscitée par le peuple marocain et des élections législatives. Ces dernières donnaient la victoire au PJD parti islamiste conservateur et libéral sur le plan économique. L’USFP de son coté retournait dans l’opposition après 13 ans au pouvoir. Le pays est depuis dans une phase de transition. La stabilité rétablit.

Sorte de monarchie parlementaire où il existe un double pouvoir. Celui du Roi, la clé de voûte institutionnelle mais le régime parlementaire est institutionnellement légitimé. Cela se double de l’ébauche d’un bipartisme où le PJD et l’USFP seraient le vecteur et de la perspective d’une évolution décentralisatrice. Les nouvelles institutions seront soumises à rudes épreuves par la crise économique et financière. Le ralentissement du tourisme, la corruption, le conflit Maroc-Europe sur la pêche, la question toujours brulante avec l’Algérie  du Sahara occidental, la réduction de la manne financière due aux migrants, la sécheresse, le chômage des jeunes diplômés, même si l’ouverture de l’usine Renault à Tanger démontre des possibilités de mutation. L’USFP qui a renoué avec les jeunes du 21 février et prépare son congrès, s’oriente vers un renouvellement de ses équipes et de sa ligne politique conjuguant défense des libertés et solidarité. Là encore c’est une mutation.