Le cercle vertueux du changement

par · 18 mars 2012

Jean-Luc Mélenchon le sait: il ne peut progresser durablement que si François Hollande progresse. Car au moindre signe de défaillance dans les sondages de François Hollande, La gauche qui ne supporte plus Nicolas Sarkozy fait mouvement vers le candidat du PS. Donc Jean-Luc Mélenchon ne peut dépasser le score classique de la gauche radicale que si François Hollande reste en capacité de battre Nicolas Sarkozy. En même temps François Hollande doit prospérer sans contrarier Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly qui doivent tous les deux occuper au mieux leur couloir. Ceci dans une situation où un Mélenchon tonitruant, une Eva Joly qui fait mieux que Dominique Voynet et François Hollande plus haut que Ségolène Royal ne font que 42 à 44%. C’est donc le rejet de Nicolas Sarkozy qui fait la différence. Et pour la première fois l’exécutif est à la hausse dans les sondages. C’est dire que tout réside dans la dynamique collective à gauche.
C’est François Hollande qui est le seul à pouvoir, au delà de la gauche, capitaliser le rejet. Jean-Luc Mélenchon qui a fait un rassemblement de masse ce dimanche le sait. Il a donc voulu prendre date pour la suite plutôt que contrarier la victoire de la gauche. Le nombre indiquant un désir de gauche, était plus important que le discours qui lui prenait date. On gagne ensemble, on perd ensemble. Mais pour l’emporter il faut des partenaires qui gagnent sur les ennemis le Front National, les concurrents  sur l’extrême gauche et les abstentionnistes plutôt que sur le voisin de palier. C’est le cas du Front de gauche et tant mieux. Mais la gauche socialiste doit mobiliser les siens car c’est là que maintenant tout se joue.