Grève générale en Espagne

par · 29 mars 2012

Le gouvernement Rajoy est entre l’enclume sociale et le marteau d’Angela Merkel. Avec près de 22 % de chômage et une récession maintenant avérée, l’Espagne et au-delà la péninsule ibérique est devenue le nouveau point chaud de l’Europe. Déjà le vote aux élections régionales en Andalousie le 25 mars où le PSOE et le PC ont remporté 48 sièges sur 50 contre le Parti populaire indiquait le vote de rejet de la rigueur et de l’austérité. Le parti populaire avait 9 points d’avance en novembre et aujourd’hui il n’en a plus que 1,5. Il semble bien que comme dans le vote-sanction de José Luis Zapatero, le refus de l’austérité soit le moteur électoral et social. Il n’en reste pas moins que Mariano Rajoy doit faire face aux exigences du traité européen et la nécessité de réduire drastiquement les déficits dans l’année. il a indiqué que cela lui était impossible. La commission et Mme Merkel ont fait les gros yeux mais cette dernière a dû annoncer qu’elle abonderait le fond européen en prévision. Mais la pression est là et le gouvernement espagnol va annoncer un nouveau plan de rigueur. L’Espagne représente un tout autre enjeu que la Grèce. D’abord par son poids économique, mais aussi pour son organisation sociale. La tenaille va être redoutable pour le gouvernement Rajoy et se joue là comme en France une partie du destin européen.