Mois avril 2012

30 Avr

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Débat sur LCI

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Ma réponse à Christian Jacob en débat sur LCI : « Il vaut mieux serrer la main à DSK dans une soirée privée que se voir offrir une montre de luxe par Monsieur Takieddine comme Jean-François Copé ». ça a stoppé la polémique !
Quand à la Libye : « C’est à la justice de nous dire s’il y a un faux ou pas mais, vous nous devez une explication sur le pourquoi la France a-t-elle soustrait les dignitaires libyens à la justice de leur pays comme nous l’apprenons à cette occasion ? »

catégorie Actualité, Médias

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29 Avr

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François Hollande dans les pas de François Mitterrand, Nicolas Sarkozy dans ceux de Valéry Giscard d’Estaing

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Comment ne pas se souvenir de François Mitterrand en 1981 qui, comme François Hollande aujourd’hui, revint sur la tribune pour continuer son discours, « puisque vous ne voulez pas partir ». Comme François Mitterrand toute la gauche, de gré ou de force, chante le changement sous les couleurs du candidat socialiste. Comme Mitterrand les salles chavirent après tant d’années d’exclusion, de mépris, d’inégalités, à l’évocation de la République. Comme en 1981 le changement avec François Hollande est concret, palpable, maîtrisable.

Comme Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy ne sait comment saisir son adversaire. Comme Giscard il est entravé par son bilan. Comme Giscard il est criblé d’affaires: Karachi, Bettencourt, Woerth etc. Les conditions ne sont pas les mêmes, mais l’espoir est le même. Nicolas Sarkozy se bat contre lui-même, son passif. Il veut faire le moins mauvais score possible quitte à entacher la République.

François Hollande lui, peut au delà des clameurs, rassembler les Français pour changer la France et l’Europe. Rien n’est fait mais tout cela à un parfum de 1981. Car celui qui au second tour s’empare du rassemblement pour le changement est dans le ton de la victoire.

28 Avr

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Quevilly / Lyon l’éternel rêve Français !

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La finale de la coupe de France résume, en cette veille de second tour de l’élection présidentielle, l’éternel rêve français : les petits contre les gros, l’égalité par le combat, le talent contre l’argent, le défi du faible au fort, l’épopée des sans grade contre le pouvoir établi. C’est la magie de la coupe de France sans cesse renouvelée qui fait espérer que malgré l’argent, la puissance, la notoriété, il y a toujours l’espoir que ce qui est inscrit, le pouvoir immuable de ceux qui sont en place, puisse changer. Et l’élection présidentielle tous les cinq ans, qu’est ce que c’est d’autre ?

27 Avr

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Chômage, déficits, la crise des ciseaux

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Les déficits publics minent les marges budgétaires qui doivent faire appel à l’emprunt sur les matchés pour se financer. Ces derniers sont sensibles à la solvabilité des états. La purge austéritaire imposée à l’Europe par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy provoque un ralentissement économique et du chômage. Donc moins de rentrées fiscales et cela accroit les déficits. Ce qui conduit les marchés à renchérir le loyer des emprunts sur les marchés. Cela provoque aussi des marges de spéculation.

En imposant à l’Europe et à la France cette stratégie, l’Allemagne a renforcé sa position dominante. Elle l’a fait au prix du travail précaire, d’une stagnation salariale, de l’augmentation de la pauvreté, et c’est nouveau un début de réduction de sa croissance. Nous sommes dans une crise des ciseaux. Les déficits combattus par la seule austérité nourrissent le chômage qui aggravent les déficits, alors les rodomontades de Mme Merkel n’y feront rien. on changera de politique en Europe. Maintenant, Mme Merkel, Messieurs Draghi, Monti et Cameron sont sur la même ligne: un volet croissance s’impose mais sa nature réside dans une nouvelle étape, dans la dérégulation libérale. François Hollande a parfaitement raison de dire que nous ne partageons ni la philosophie du traité européen, ni l’épure du volet inéluctable de croissance. Il faut une autre politique pour sortir de la crise des ciseaux, sinon c’est la récession, l’explosion sociale, le populisme et le nationalisme.

26 Avr

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Le tournant frontiste de Nicolas Sarkozy laissera des traces

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Lorsqu’on regarde les chiffres, il ne faut pas loin de 70% de report du vote Le Pen sur Nicolas Sarkozy pour que ce dernier espère avoir une toute petite chance. Nicolas Sarkozy ne se l’est pas laissé dire deux fois. Il a endossé toute la panoplie des nationaux populistes. Mieux ou pire, il a fait tomber le dernier mur entre les frontistes et la République. Que l’on s’adresse à tous les français au deuxième tour est une chose communément acceptée, que l’on endosse l’orientation frontiste l’est moins. C’est ce qui distingue l’homme d’Etat du politicien. Mais au-delà de ce naufrage, Nicolas Sarkozy a en ce deuxième tour banalisé le Front National. Valéry Giscard d’Estaing vient dans Le Parisien d’en tirer la conclusion: « Le phénomène important c’est la fin de la diabolisation des électeurs du Front National ». Et ceci va ouvrir une nouvelle période pour la droite, le long glissement vers l’alliance. Le virage désespérer de Sarkozy va laisser des traces dans la vie politique française.

25 Avr

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La facture européenne de Sarkozy

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La crise se rappelle à notre bon souvenir. L’Espagne vient de voir ses taux d’intérêt doubler, car le pays est entré en récession. L’Italie subit le même assaut quoique moins fort. Le Portugal est à la même enseigne. Les Pays-Bas voit leur coalition gouvernementale éclater sous le poids de la crise. Personne ne voulant respecter la rigueur imposée par le traité Merkel – Sarkozy. Et c’est bien de cela dont il s’agit. Ce fameux traité qui ne règle rien et condamne les économies au carcan de l’austérité. La crise était derrière nous disait Nicolas Sarkozy tout heureux de fêter avec Mme Merkel le traité Merkel. Mais rien du tout ! La crise est là et bien là. Sarkozy et Merkel ont plongé l’Europe dans la récession. Et cette politique a un prix le dépôt de bilan de nombreuses entreprises, un chômage en hausse vertigineuse, la dette qui gonfle, les emprunts plus chers, un pouvoir d’achat qui s’effondre. Et la conséquence politique est imparable: la montée des nationaux populistes et l’exaspération des peuples. Voilà la facture européenne de Nicolas Sarkozy. Elle lui revient en boomerang dans l’entre deux tours.

 

 

24 Avr

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Sarkozy: l’homme que la France aime détester

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Nicolas Sarkozy s’est imposé contre un Chirac vieillissant, forçant le destin, en faisant du ministre de l’Intérieur un homme médiatiquement à poigne. Sa popularité, il va la construire contre Chirac/Villepin… Mais il est déjà détesté pour ses shows, ses coups de poing médiatiques, ses phrases a l’emporte-pièce. Personnage changeant qui déroute, caricature qui semble constamment contenir une agitation intérieure donnant à sa silhouette une oscillation de la tête aux pieds, celle-ci faisant d’ailleurs le délice des imitateurs.

Joueur de poker qui sait bluffer, il semble capable de défendre toutes les thèses, et en endosser aucune. Il se construit une nouvelle réputation en dérobant à la gauche la rupture avec Jacques Chirac. Elu Président, il ruinera celle-ci en une semaine, fêtant son succès au Fouquet’s, se reposant sur le yacht d’un milliardaire, décrétant l’ouverture à gauche, tout en imposant un bouclier fiscal pour les riches. Il conclura la séquence par une romance avec un top modèle. Il se rêvait le Kennedy français, le voilà Nixon. Il va fermer la porte à chaque segment de l’électorat qui l’a fait élire. C’est le retour du désamour, du rejet, de la colère, voire parfois de la haine. Il fit l’école buissonnière, qui lui vaudra un renvoi.

Puis ce fut un errement, un naufrage économique et social. Il se voulait le porteur de la valeur travail, il symbolisera, il incarnera le chômage. C’est l’homme du chômage. Il se jettera dans les bras d’Angela Merkel pour éviter la banqueroute. Il deviendra « Merkozy » l’image même de l’austérité et de la récession, pour tout dire de la désolation en Europe. Il ratera les révolutions du monde arabe, tout en gommant cette bévue par l’intervention en Libye. La France ne se reconnaît déjà plus en lui. Elle a même parfois honte de ses outrances. Arrogance, violence verbale, incohérence et la crise va tout accentuer, tout cristalliser. Il a attendu l’élection présidentielle comme une délivrance, comme un renouveau, comme un moyen de renouer dans la comparaison avec un autre qu’il sous-estime. Mais la France n’en veut plus. Alors il s’est pris à rêver de renverser le cour de l’Histoire, de construire la légende du retour. Il en appelle au peuple, à la France profonde.

Il va chercher à l’extrême droite des accents populistes, la banalisation frontiste. Aussi inconséquent que méprisant pour la démocratie, il ruine son avantage: avoir réduit le Front National… Petit à petit et très tôt, celui qui devait faire dix ans a construit l’idée qu’il fallait qu’il s’en aille. La droite est majoritaire bien que divisée. Mais le sentiment dominant dans toutes les couches de la société, c’est que cela ne peut plus, ne doit plus durer. Il voulait être admiré pour son esprit de conquête, son quinquennat sera l’histoire d’un rejet. Il n’a pas compris que par ses fautes et ses turpitudes, il a depuis des années noué une étrange relation avec les français: la France aime le détester.

23 Avr

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Débat sur France 24

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On ne va passer quinze jours sur les trois débats proposés par Nicolas Sarkozy. La réponse est non ! Ces trois débats sont un faux débat. Il y en aura trois en un et c’est suffisant. En 3h on peut évoquer tous les sujets (…) Ce n’est pas notre faute si Sarkozy s’est dérobé à son bilan et a tardé sur son projet (…) Sarkozy veut encore et toujours exciter, diviser. François Hollande veut apaiser, rassembler par la justice et l’égalité. (…) Je suis prêt à la comparaison des tempéraments. L’excitation pour ne pas dire la nervosité de Nicolas Sarkozy ou la placidité, l’écoute, le sang froid de François Hollande (…) L’expérience internationale ? Nicolas Sarkozy en avait-il avant d’être président ? Et Barack Obama ? Et Mme Merkel avant d’être chancelière ? Encore des arguments de défausses.