Laurence Parisot devrait s’en aller !

par · 1 avril 2012

La violente charge de la patronne du MEDEF contre le programme de François Hollande dont elle estime qu’il serait une catastrophe, l’incroyable caractérisation de Jean-Luc Mélenchon qu’elle a qualifié « d’héritier d’une forme de terreur » est invraisemblable. La patronne des patrons outrepasse ses prérogatives. Elle n’est plus la responsable d’un syndicat patronal, elle est cheffe de guerre d’une droite patronale au service de Nicolas Sarkozy. C’est au-delà de l’acceptable ! La présidente du MEDEF devrait s’en aller. En tous cas elle vient, par amitié pour le président sortant, de porter atteinte à la neutralité syndicale.

Les commentaires1 Commentaire

  1. Bobditlane dit :

    Le ton est donné, à ceux qui L’affrontent de s’y préparer ! Mme Parisot est « LA » représentante de commerce d’un système politico-financier : son « invraisemblable » posture témoigne de la même crainte non moins fébrile du candidat préféré de la patronne des patrons sur sa sortie possible et définitive au soir du 2ème tour! Du coup, tous les (mauvais) coups sont permis. Gageons qu’entre les deux tours le pire est à venir : un débat TV « match de boxe » dans les cordes Hollande/Sarkozy aux rounds sarcastiques et calomnieux, visant la personne plus que l’enjeu économique et social, est un scénario possible qui pourrait bien conduire à la victoire le meneur de jeu ! N. Sarkozy est vraiment doué en ce domaine, et son adversaire ne devra manquer ni d’humour et de répartie, ni de pertinence et de sérieux politique pour le tacler! Bon courage ! Une remarque citoyenne : la règle du temps de parole est doublement une duperie car, au prétexte d’une mise en place techniquement difficile, elle permet aux médias à la fois de ne plus organiser le jeu démocratique des idées et de choisir un créneau d’écoute plus favorable aux candidats qui ont leur préférence, tout en « respectant » la dite règle à la seconde près. En effet, rien n’empêche qu’une chaîne programme son « chouchou » aux heures de grandes écoutes, et, pour un même temps de parole, passe les autres candidats sur les ondes à des heures où tout le monde fait dodo! C’est le taux horaire d’audimat cumulé d’un candidat qui compte, et non son temps d’écoute antenne! S’il y a personne au bout du « fil », qui va-t-il convaincre ?