La crise nécessite une nouvelle donne !

par · 11 avril 2012

La crise n’a pas disparu, elle est là, elle mine, elle relègue, elle exclut, elle mutile les destins et pèse sur les consciences. Le coup de grisou sur les Bourses, la spéculation contre l’Espagne, la récession en Europe, ce sera le quotidien de la France. Mme Merkel qui n’est pas pour rien dans cette crise a promis à l’Europe dix années de soupe à la grimace. Il n’est pas possible de faire comme si la crise n’existait pas. Il n’est pas possible de continuer comme avant. Il suffit de voir l’Espagne, à chaque tour de vis du chômage en plus, à chaque tour de vis de la spéculation en plus. Demander une réorientation européenne est une nécessité vitale. Rompre avec l’orientation des droites en Europe est une urgence, c’est ce que demande la gauche en général et François Hollande en particulier. Dans la campagne le débat est sous-jacent mais bien présent derrière les petites phrases. C’est la continuité d’une politique qui a échoué et qui conduit l’Europe à la ruine ou changer de politique, le curseur alors ne serait plus exclusivement sur la rigueur, c’est-à-dire l’austérité, mais la croissance. L’austérité n’est pas socialement supportable. Les peuples sont à bout, les cohésions nationales se déchirent, la colère est là ! La crise nécessite vite cette nouvelle donne.

 

Les commentaires1 Commentaire

  1. Bobditlane dit :

    Une nouvelle donne, pour un nouveau jeu avec de nouvelles cartes! Imaginons cette Europe politique, économique et sociale, dégagée de l’injustifiable main mise des marchés financiers sur les peuples qui la composent : Comment peut-on admettre et supporter les choix de l’actuelle Europe, les plongeant sévèrement dans une soumission asphyxiante ! Cela ne tient pas, cela ne peut pas tenir ! Que penser de cette actuelle Europe dont la Banque Centrale prête aux banques à 1%, qui elles-mêmes prêtent à 2, 3, 4% aux pays européens en difficultés, aux dettes plus discutables qu’abyssales, et dont les origines sont justement dues à des règles économiques et sociales imposées par cette même Europe? Que penser de l’actuelle Europe, incapable de défendre son écosystème, incapable de protéger son outil de travail, incapable de développer une société prospère et respectueuse des peuples dans sa diversité ? Comment peut-on accepter qu’une société pétrolière française, responsable de la plus grande marée noire sur les côtes françaises, se voit dégager de toute responsabilité sous prétexte que son navire échoué bat pavillon maltais… et non français ? La logique machiavélique des règles d’un marché à la « concurrence libre et non faussée » défendus sans vergogne par cette actuelle Europe est tout simplement destructrice de la vie : Tout doit changer ! À défaut, avec les mêmes au volant, pauvres ou nantis, c’est le chaos social et financier qui nous attend au tournant, justement.