Spéculation et hausse du chômage, la gauche vite !

par · 18 avril 2012

Les fondamentaux de la crise économiques n’ont pas changé: l’austérité sans croissance, dénoncée par François Hollande, déprime les peuples et l’économie. Cette politique nous installe dans la récession. La conséquence est simple: elle expose la France et l’Europe à la spéculation des marchés. Les fonds anglo-saxons n’ont pas désarmé contre l’euro.

Mais ce n’est pas tout. la récession veut dire chômage. Lorsqu’on voit la crise de l’automobile, avec le spectre de la fermeture de Aulnay pour Peugeot, lorsqu’on sait que nombre d’entreprises se préparent à licencier après les élections présidentielles, on se dit que la spirale dépressive pourrait s’engager si l’Europe et la France n’était pas réorientée. Le problème n’est pas ou plus de changer de président mais de politique.

L’Europe attend une nouvelle donne à Paris. Car François Hollande porte une autre politique. Il vient de le réaffirmer: pas de traité budgétaire européen sans volet croissance. Au moment où Nicolas Sarkozy fait un pas désespéré en ce sens et où la gauche dans son ensemble l’espère. Il est temps de l’imposer, et cela commence dès le 1er tour. Il y va du redressement de la France et de la sauvegarde de l’Europe !

Les commentaires2 Commentaires

  1. Bobditlane dit :

    Oui, il y va de L’Europe, comme de la France et de ses idées humanistes… il y va probablement de notre civilisation à terme. L’Italie, l’Espagne, la France, et plus largement les pays méditerranéens, ont un poids à peser sur la balance face à ce que vous nommez justement « fonds anglo-saxons », face aux logiques économiques pernicieuses, génératrices de récession et de pauvreté, plus liberticides que libérales, face aux logiques de chômage et de précarité, de spoliations à l’échelle planétaire et de catastrophes écologiques. Le scandale permanent est ce choix politique de responsables européens qui, via la banque centrale européenne, prêtent aux banques privées à 1%, ces banques spéculant sur la « manne » qui leur est faite plutôt que d’aider à une relance de la croissance. Un exemple de ces méfaits, parmi des milliers : dernièrement, une PME de Montpellier, carnet de commande bien rempli, a dû licencier ses employés et fermer boutique au prétexte qu’elle n’a pas trouvé auprès de ces mêmes banques de crédit pour son fond de roulement ! N’est-ce pas là une volonté non avouée d’asphyxier le monde du travail, créer des conditions favorables à la délocalisation ? Et pour ne rien oublier, que doit-on penser de nos frontières passoires pour les marchandises et contrefaçons provenant de pays hors de l’Europe ? Pour quelle raison opère-t-on ainsi, si ce n’est que pour mettre à genoux les peuples des pays européens, bientôt dans l’incapacité de payer leur « dette » ? Cette Europe là marche sur la tête et nous conduit droit au clash économique et social ! En effet, il est urgent d’y changer la donne ! Est-ce possible ? Oui, car le pouvoir des marchés financiers n’existe que par l’importance qu’on lui donne : À deux jours du 1er tour des élections présidentielles françaises, relégué à grande gorge par les médias, déjà on entend les soubresauts des places boursières et des agences de notations s’invitant au débat ; chercherait-on à guider le choix du vote ? Le déni de démocratie est passablement atteint ! Aux peuples de voter en leur âme et conscience citoyenne, et non sous la menace des armes du monde financier !
    Je voudrais tant que vous ayez raison sur l’engagement de François Hollande, non pas pour trois mois, non pas pour six mois : Le temps d’un quinquennat serait une belle promesse d’avenir ! Dit autrement, je ne voudrais pas à la prochaine grève générale de la « rue », à quelques maux près, me souvenir de cette phrase conclusive de Ziegler dans « l’Empire de la honte », face aux cosmocrates qu’il nomme : – Il n’y a plus qu’une seule chose à faire, la révolution ! Peut-on éviter cela ? J’aimerais tant croire en Hollande, comme vous y croyez ! Avec son beau sourire comme atout, séduira-t-il suffisamment Mme Merkel ou saura-t-il taper du « poing » sur la table ? En partition avec les pays européens, bougera-t-il les lignes de la finance et des pratiques bancaires-nerfs de la guerre-pour retrouver croissance et équilibre budgétaire, et du coup réinscrire économiquement et socialement une dynamique novatrice pour la France? On peut croire en sa détermination. En même temps, je ne vois pas clairement s’exprimer une même volonté chez nos proches partenaires européens ! Mais qui sait ? Tenter de faire « bouger les lignes » peut donner à penser que tout est possible. C’est plus que souhaitable!

  2. Voici notre infographie comparant les taux de chomage Europeens, les salaires moyens et l’augmentation de ces derniers en Europe – http://www.targetonlinemarketing.com/en/blog/196-infographics-ireland-2012-eu-unemployment-vs-eu-minimum-wage.html