Le tournant frontiste de Nicolas Sarkozy laissera des traces

par · 26 avril 2012

Lorsqu’on regarde les chiffres, il ne faut pas loin de 70% de report du vote Le Pen sur Nicolas Sarkozy pour que ce dernier espère avoir une toute petite chance. Nicolas Sarkozy ne se l’est pas laissé dire deux fois. Il a endossé toute la panoplie des nationaux populistes. Mieux ou pire, il a fait tomber le dernier mur entre les frontistes et la République. Que l’on s’adresse à tous les français au deuxième tour est une chose communément acceptée, que l’on endosse l’orientation frontiste l’est moins. C’est ce qui distingue l’homme d’Etat du politicien. Mais au-delà de ce naufrage, Nicolas Sarkozy a en ce deuxième tour banalisé le Front National. Valéry Giscard d’Estaing vient dans Le Parisien d’en tirer la conclusion: « Le phénomène important c’est la fin de la diabolisation des électeurs du Front National ». Et ceci va ouvrir une nouvelle période pour la droite, le long glissement vers l’alliance. Le virage désespérer de Sarkozy va laisser des traces dans la vie politique française.

Les commentaires1 Commentaire

  1. Bobditlane dit :

    N. Sarkozy, prisonnier d’une geôle sans clé qu’il aura mis dix ans à construire, se retrouve au pied d’un mur infranchissable : Capter par tous les moyens plus de 70% des voix FN tout en espérant 50% des voix Bayrou, reports dont il a impérativement besoin pour être réélu. C’est tellement la quadrature du cercle qu’autour de lui on se demande s’il y a du monde pour y croire encore !

    Un homme aux abois, prêt à mettre le feu au politique pour sauver sa peau, et qui n’a que faire d’une France démocratique et républicaine, peut-il encore prétendre à la haute fonction de Président de la République? Le 6 Mai, le peuple jugera !