François Hollande dans les pas de François Mitterrand, Nicolas Sarkozy dans ceux de Valéry Giscard d’Estaing

par · 29 avril 2012

Comment ne pas se souvenir de François Mitterrand en 1981 qui, comme François Hollande aujourd’hui, revint sur la tribune pour continuer son discours, « puisque vous ne voulez pas partir ». Comme François Mitterrand toute la gauche, de gré ou de force, chante le changement sous les couleurs du candidat socialiste. Comme Mitterrand les salles chavirent après tant d’années d’exclusion, de mépris, d’inégalités, à l’évocation de la République. Comme en 1981 le changement avec François Hollande est concret, palpable, maîtrisable.

Comme Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy ne sait comment saisir son adversaire. Comme Giscard il est entravé par son bilan. Comme Giscard il est criblé d’affaires: Karachi, Bettencourt, Woerth etc. Les conditions ne sont pas les mêmes, mais l’espoir est le même. Nicolas Sarkozy se bat contre lui-même, son passif. Il veut faire le moins mauvais score possible quitte à entacher la République.

François Hollande lui, peut au delà des clameurs, rassembler les Français pour changer la France et l’Europe. Rien n’est fait mais tout cela à un parfum de 1981. Car celui qui au second tour s’empare du rassemblement pour le changement est dans le ton de la victoire.

Les commentaires1 Commentaire

  1. Patrick P. dit :

    Oui, Hollande va très probablement gagner. Mais un semaine d’entre deux tours c’est long. Et le Sarkozy d’aujourd’hui n’est pas le Giscard d’alors. Aussi insupportable et inadapté à l’avenir de notre pays qu’il soit, le discours du président sortant sur les « frontières utiles » arrive à convaincre encore – ou à ne pas décourager de voter pour lui – de 45 à 47 % des Français. Cela reste considérable… Si le candidat socialiste continue de faire un parcours sans faute, puissent ses camarades en vue s’abstenir de toute parole malencontreuse ou de toute initiative maladroite de dernière minute.