François Bayrou avait déjà brûlé ses…

par · 4 mai 2012

François Bayrou avait déjà brûlé ses vaisseaux en publiant en 2009 « Abus de pouvoir ».

Le leader du Modem avait fermé la porte au vote Sarkozy. Et ce dernier, en se ruant sur les électeurs de Marine Lepen, compliqua la tâche du béarnais.

Nicolas Sarkozy lors du débat avec François Hollande, le démontra: il ne s’est occupé que du vote frontiste espérant monter à 70% dans les reports. Le vote Bayrou, pour le candidat sortant, étant résiduel voire acquis.

François Bayrou n’avait pas d’autre choix que s’abstenir ou voter pour François Hollande. Une grande partie de son parti filant vers François Hollande, il choisit donc une formule alambiquée : Le Modem ne donne pas de consignes mais lui, vote François Hollande.

Évidemment, on ne retiendra que son soutien au candidat de gauche. Un coup décisif au moment ou Nicolas Sarkozy opérait une timide remontée.

François Bayrou ne pouvait pas ou plus être neutre. Il ne lui restait que la cohérence avec ses convictions centristes et républicaines. Il les a choisies. Tant mieux !

Le voilà dans la futur majorité présidentielle si François Hollande est élu. Sa déclaration pour l’union nationale a pour but de prendre date: ne pas être dans le camp du battu qui, en plus, a ouvert la porte républicaine à Marine Le Pen. Ceci pour être un éventuel recourt pour les uns ou pour les autres.

Un choix pour tenter de rester au centre en quelque sorte.

Les commentaires2 Commentaires

  1. Patrick P. dit :

    Et puis voter blanc, comme Marine Le Pen, n’aurait pas été flatteur non plus pour François Bayrou…

  2. Indiana dit :

    L’annonce à titre personnel de F. Bayrou pour un vote en faveur de F. Hollande rafraichit l’image d’une France républicaine et démocrate, si mal menée par une campagne umpiste extrême-droitière. Sur le plan électoral cette tardive position, que l’on qualifie d’historique de la part du leader du Modem, n’aura probablement que peu d’effet sur le score final du 2ème tour : À trois jours du scrutin, les reports de voix semblent déjà arithmétiquement établis !

    Au-delà de cette symbolique et réjouissante déclaration, on constate un resserrement des intentions de vote, à la courbe ascendante en faveur du candidat sortant et conséquemment descendante pour F. Hollande, bien que ce dernier conserve une avance d’au moins 4 points, légèrement supérieure aux marges d’erreurs annoncées par les instituts de sondage.

    Autrement dit, si l’on se fie aux dernières tendances, ce rapprochement des courbes ne prédit pas un franc succès pour F. Hollande et peut aux limites même d’une faiblesse de report de voix attendu pour l’un donner toutes les chances d’une réélection au cordeau pour l’autre !

    Conclusion : Rien n’est gagné… Rien n’est sûr jusqu’au soir du 6 Mai !