MERKEL / HOLLANDE: l’inévitable compromis

par · 14 mai 2012

Il n’y a pas de place pour l’affrontement en Europe. Mme Merkel isolée sur la scène internationale après les déclarations de Barack Obama, contestée sur sa ligne de l’austérité renforcée en Europe, battue dans les élections régionales. La chancelière ne peut pas faire comme si de rien n’était comme M. Jens Weidmann, patron de la banque d’Allemagne, le dit. D’abord la volonté du banquier de dicter sa loi à l’Europe outrepasse ses prérogatives, ensuite poursuivre une politique déséquilibrée ne la transforme pas en politique juste. Enfin le désaccord franco allemand porte en germe l’accord.

La rigueur sans croissance c’est la récession. la croissance sans rigueur c’est l’inflation. Angela Merkel ne peut se déjuger mais François Hollande ne peut se parjurer, surtout dans la phase des élections législatives qui débute. Alors le compromis est inéluctable. Il y aura fin juin des mesures de croissance dans le sommet européen. Maintenant l’urgence reste la situation en Europe du sud, particulièrement en Grèce. Et là le pragmatisme va être de rigueur.

catégorie Ecrits, Expressions

Les commentaires1 Commentaire

  1. Indiana dit :

    La compromission : un mot lourd de sens dans l’inertie du geste!

    Cette obligation d’entente, supposée condition sine qua none du couple franco allemand, fait penser aux « brigades du tigre » (feuilleton télévisé bien connu) sans cesse réclamant en 3 exemplaires à leur hiérarchie des moyens motorisés modernes , alors même que les brigands fuyaient au volant de puissantes tractions le sourire aux lèvres, laissant sur place la police et ses vieilles rossinantes !

    Les puissances financières se gaussent bien des compromis, qui somme toute donnent du rêve républicain un parfum de démocratie dans un flacon vide, sans aucune contrainte à le remplir !