Je suis consterné !

par · 13 juin 2012

Je suis consterné par la futilité française. L’avenir de l’Europe se joue quelque part entre Athènes, Madrid et Rome. L’avenir du couple franco-allemand se joue dans les 15 jours au moment où le triumvirat du SPD vient en France. Barack Obama se fend d’un appel au sursaut européen. L’avenir de la France se joue entre la majorité de gauche et l’alliance en marche de la droite et du Front National. Et le pays médiatico-politique n’a d’yeux que pour un tweet de la première dame transformé en drame. La futilité de notre classe politique est consternante. Ségolène Royal est soutenue par tout ce qui bouge à gauche à commencer par le Président de la République. Valérie Trierweiler manifeste son attachement à un ami et cela devient l’affaire absolue, éclipsant les vrais enjeux. La France n’aurait donc d’intérêt que pour la cour et le château, alors que le devenir du continent européen est en jeux ? Les historiens auront beaucoup à dire sur cette société à ce point « média-pipolisée » qu’elle s’enivre de l’accessoire pour oublier l’essentiel. C’est consternant !

Les commentaires3 Commentaires

  1. jidgé dit :

    J’avoue être tout aussi consterné. Mais cela ne date pas de ce tweet. Les JT depuis 10 ans au moins ne traitent plus des choses qui dérangent… C’est du Ici-Paris à tous les étages.

    Pendant ce temps là, l’euro s’écroule, la zone euro avec et on craint un écroulement des banques.
    Que vont devenir les économies des petites gens (et des autres d’ailleurs) si les banques deviennent insolvables ?

  2. topaz dit :

    Depuis le 6 mai 2012 Valérie Trierweiler n’est plus tout-à-fait une Française comme les autres. Il ne s’agit pas de « futilité française » mais de l’image renvoyée, en Europe et dans le monde, de la nouvelle présidence en pleine bataille des législatives.

  3. Patrick P. dit :

    La libre parole de madame Trieirweler – dont c’est le campagnon, pas elle, qui a été élu par ses compatriotes – n’a rien d’officiel, n’étant ni présidentielle, ni socialiste, ni politique. La plupart des réactions à ses propos, qu’elles viennent des acteurs ou des observateurs, révèlent des préjugés conformistes, conservateurs, voire sexistes. Une fois de plus.