Un répit pour la Grèce

par · 19 juin 2012

La Nouvelle Démocratie a gagné les élections. Etrange paradoxe pour cette formation qui fut à l’origine de la banqueroute, celle qui refusa avec Nicolas Sarkozy le référendum qui aurait été gagné (nous en avons la preuve aujourd’hui), celle qui a ouvert les portes au laos d’extrême droite, et la voilà aujourd’hui de situation de former le gouvernement. Etrange paradoxe car la Nouvelle Démocratie va profiter de la progression de la gauche radicale pour obtenir une petite marge de manoeuvre au niveau des bailleurs de la Grèce. Le Pasok va rentrer au gouvernement. Sa demande de voir DIMA (gauche démocratique) intégrer le dit pouvoir devait être satisfaite. L’idée étant de mouiller des concurrents et l’exigence de faire. De même avec Syriza, cela n’aura duré qu’une soirée. Cette dernière va aller dans l’opposition, se préparant à la relève en cas de difficulté gouvernementale. Voilà qui ne va pas faciliter la coalition même si la Nouvelle Démocratie va ne tirer argument vis-à-vis de la troïka. Alors que les formations à l’extrême gauche (ex PC) ou à l’extrême droite (Aube dorée) qui préconisaient la sortie de l’euro n’ont pas progressé. Nous avons donc un répit en trompe l’oeil pour la Grèce. Car la récession est sévère. Les banques se vident de leurs dépôts. L’investissement est au point mort, à part les rachats russes dans l’immobilier. Madame Merkel est toujours aussi intransigeante.

La Grèce a juste gagné un peu de répit.