Pas de Samba pour Rio

par · 20 juin 2012

Le Sommet Rio+20 sera donc un rendez-vous manqué

Annoncé de longue date après l’échec de Copenhague, le Sommet de Rio qui devait dresser, 20 ans après Kyoto le bilan et les perspectives des politiques en matière de protection de l’environnement n’accouchera que d’une souris alors que le développement durable et la raréfaction des ressources sont des enjeux que tout le monde reconnaît.

Depuis 40 ans que les Nations unies ont commencé à s’intéresser à cette question et après que la social-démocrate norvégien, avec Gro Harlem Grundtland a théorisé le concept de « développement durable », aucune mesure n’a été à la hauteur de la prise de conscience.

C’est plutôt devenu un nouveau point de clivage entre le Nord et le Sud dans lequel on voit s’affronter des pays qui ont officiellement rompu avec le productivisme et des pays en voie de développement qui ne veulent pas qu’on leur fasse la leçon, mais qui sont les premiers pollueurs et les premières victimes des effets de la pollution.

Les ONG s’échinent à faire avancer le débat, mais les dirigeants de la planète rechignent à engager le combat. A Rio, le Sommet de la Terre, à moins d’une surprise ne dansera pas la samba ; il aura plutôt un avant goût de marche funèbre.

François Hollande dispose là d’une tribune importante et il peut engager l’Europe sur la voie d’une implication unitaire plus nette de l’Union européenne – ce qui pourrait inciter d’autres pays à en faire autant. Le juste échange est un des outils de cette politique.

Alors que la Russie va succéder au Mexique à la présidence du G8, il faudra trouver les termes d’un dialogue avec eux pour que leur année de direction ne soit pas une année pour rien.

Les commentaires1 Commentaire

  1. Bobditlane dit :

    En matière de protection de l’environnement , quant aux moyens mis en œuvre par les décideurs et leurs politiques, c’est l’indigence durable qui fait craindre le pire: les sociétés pétrolières continuent le torchage, les modes de transport sont toujours le camion, le porte-conteneur, la voiture particulière, la pétrochimie et l’énergie fossile restent prioritaires, l’agroalimentaire se nourrit toujours de pesticides, le gaspi des grandes surfaces ne désemplit pas, le sac plastique continue son détestable voyage au tour du monde…tandis que les bonus des pays « écolo » se vendent à prix d’or aux pays d’activités très polluantes !

    En effet, de l’Occident à l’Orient, « il faudra trouver les termes d’un dialogue » pour que notre civilisation ne devienne pas une civilisation pour rien.