La majorité a voté l’abrogation de l’augmentation de la TVA, dernière mesure injuste de l’ère Sarkozy qui en compta beaucoup.

par · 17 juillet 2012

L’augmentation de la TVA (+ 1.6 point), une mesure amputant le pouvoir d’achat, avait financé une baisse de 13.2 milliards d’euros de cotisations familiales votée en février dernier. Elle devait s’appliquer au 1er octobre et sa suppression constituait une des promesses de campagne de François Hollande.

Les arguments de la droite sont connus: « dans l’industrie, le chef d’entreprise allemand paie deux fois moins de charge que le chef d’entreprise français. En annulant l’augmentation de la TVA on affaiblirait la compétitivité des entreprises. C’est forcément l’emploi qui en fera les frais ».

La réponse de la gauche est simple: Est-il opportun aujourd’hui de transférer des cotisations sur les ménages ? La réponse est évidemment non !

Par exemple dans l’automobile, davantage de compétitivité est pour nous les Français, l’idée que la compétitivité repose exclusivement sur les salaires et les charges est une idée de droite. Elle délaisse les choix stratégiques: la redistribution des actionnaires, des dirigeants d’entreprise, les retards d’investissement dans la recherche, l’innovation, les mesures internes à l’Europe pour rendre le marché équitable, sans oublier la protection des marchés émergents, l’absence de réciprocité de l’Europe et surtout le niveau de l’euro et des taux. Cette mesure qui rend du pouvoir d’achat aux salariés est juste socialement et profitable économiquement.