Le volontarisme de gauche

par · 25 juillet 2012

Le gouvernement a présenté le plan de soutien au secteur automobile. 
350 millions d’euros de crédits seront réorientés pour aider les constructeurs à innover et pour soutenir les sous-traitants et les distributeurs. Cette somme importante s’inscrit dans une action cohérente, en lien avec les pôles de compétitivité, la Banque publique d’investissement, la Banque européenne d’investissement et l’Union européenne. Ce plan est une rupture avec le laisser-faire de la droite qui se contentait de verser des aides sans contrepartie. Leur politique a coûté cher à notre industrie. Voilà pourquoi une évaluation périodique de la dépense publique est intégrée à ce plan. C’est une garantie de saine gestion des finances publiques.

Cette réponse s’inscrit dans le nécessaire effort de conversion écologique de cette industrie qui est une garantie de pérennité et d’avenir du secteur.
 Avec ce plan, c’est l’ensemble de la chaîne de production et de commercialisation des véhicules qui est concernée: de l’investissement dans la R&D à la fin de vie des véhicules (avec l’industrie de la déconstruction et du recyclage), en passant par la surveillance des accords commerciaux ou encore le soutien aux véhicules plus respectueux de l’environnement.
 Le véhicule propre doit devenir un objet de la vie quotidienne des Français, leur permettant de limiter leurs dépenses liées au prix de l’essence. C’est un enjeu essentiel pour le pouvoir d’achat.
 Ce plan de soutien, c’est donc l’ébauche du volontarisme de gauche en matière industrielle.