Mois août 2012

25 Août

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Interview dans Libération

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Député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis est potentiellement candidat à la succession de Martine Aubry, si elle décide de quitter la direction du PS en octobre, au congrès de Toulouse.

Etes-vous officiellement candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ?

Nous n’en sommes pas encore à ce stade… La phase de congrès se poursuit. Nous n’avons pas de synthèse, et il faut y travailler. Martine Aubry a souligné que le débat avançait, qu’il était positif. Pour autant, elle n’a pas encore dit ce qu’elle souhaitait faire. Donc le premier principe, c’est le respect des règles, des instances, des rythmes et des militants.

Mais quels seraient vos atouts ?

Cette fois il ne s’agit pas d’avoir un premier secrétaire, potentiel candidat à la présidentielle. Ce sera donc un rôle nécessairement transitoire.

Comment le parti peut-il être une forme d’appui pour le gouvernement et non un simple écho des décisions de l’exécutif ?

Avec Martine Aubry, on a eu le retour de l’unité, la rénovation et les valeurs. C’est ce qu’il faut continuer, en sachant que la victoire de François Hollande ouvre un nouveau cycle politique. A nouvelle donne, nouveau brassage !

Le danger est surtout d’avoir un Parti socialiste qui s’endort sur ses lauriers…

L’architecture du changement, ce sont trois pôles : le Président, le gouvernement et un parti qui doit être intransigeant dans la défense de l’exécutif et insatiable dans sa volonté de justice.

Vous avez parlé de campagne de «boutons de veste», militant par militant, mais ce sont Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault qui décideront de qui sera le futur premier secrétaire du parti, non ?

Ils le décideront dans un ensemble ! Ils trouveront celui qui est le mieux à même de faire vivre une collectivité dans le moment présent.

Les militants plébiscitent la rénovation, quels sont vos engagements dans ce domaine ?

On ne va pas arrêter ce qui a fait notre succès ! Le non-cumul me paraît essentiel. Le PS, qui a tout gagné, joue à guichets fermés ; si nous voulons nous renouveler, ça passe par le non-cumul, sinon nous risquons la sclérose. Dans une phase de conquête, il était parfois utile que des élus soient candidats à plusieurs élections. Mais aujourd’hui, où nous avons tout, il faut que le PS soit à la hauteur du partage du pouvoir.

Le traité européen menace-t-il de fragmenter la gauche ?

Il faut appeler les gens à la responsabilité, mais il faut respecter les idées, donc il faut débattre et convaincre. François Hollande a lancé un engrenage, celui du changement de cap en Europe, mais ça n’est pas fini, cela ne fait que commencer.

La droite étant en pleine bataille de succession, ce sont les partenaires de la majorité qui semblent poser plus de problème à l’exécutif…

La gauche plurielle n’a jamais été un fleuve tranquille. Tout le monde connaît le tempérament de nos partenaires, mais ils ne sont pas dans les mêmes situations. Jean-Luc Mélenchon veut la réussite de la gauche et estime que ça passe par un certain nombre de ses positions. Les écologistes sont plus dans la responsabilité, puisqu’ils participent au gouvernement. Tout le monde est aujourd’hui condamné à gagner, personne ne pourra prospérer dans la défaite.

En tapant fort sur le gouvernement, pensez-vous que Mélenchon fait le pari de son échec ?

Je dirai à Jean-Luc, qui a été ministre de Lionel Jospin, que tout pas en avant vaut mieux que mille coups de gueule dans la transformation de la société.

13 Août

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Reponse de JC Cambadélis à François Fillon sur RMC

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La droite est lamentable. Le vrai courage est de mettre en cause Monsieur Poutine, plutôt que la France qui est à l’avant garde du soutien à nos amis syriens. (…) Pourquoi Monsieur Fillon n’a t-il pas fait ce qu’il préconise aujourd’hui ? Tout cela démontre que Nicolas Sarkozy donne toujours le ton à droite et l’UMP suit ! (…) Encore une fois c’est lamentable de voir la droite utiliser le combat du peuple syrien à des fins internes à l’UMP pour régler des problèmes de leadership.

11 Août

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Hommage à Mouloud Aounit

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C’est avec une grande émotion que j’ai appris le décès de Mouloud Aounit. Pour toute une génération, son nom aura été étroitement lié au MRAP et à tous les combats antiracistes des années 80 à aujourd’hui. Mes pensées vont à sa famille, ses amis, ses camarades du MRAP et du PCF dont il fut un élu au Conseil régional Ile-de-France.

On ne compte plus les combats unitaires que nous avons menés ensemble contre le racisme et le front national, les discussions sur les formes d’action à conduire, les moyens de mobiliser toujours plus la jeunesse et les intellectuels…

Même si tout cela paraît loin, l’idée de rassembler la gauche dans la vigilance et l’invention d’une alternative au racisme et à toutes les formes d’extrémisme, garde toute sa pertinence.

Mouloud luttait aussi pour la mémoire des oubliés comme le victimes du 17 octobre 1961 et le meilleur hommage que la gauche puisse lui rendre est de continuer avec détermination, son combat.

 

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09 Août

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Nicolas Sarkozy utilise la Syrie pour revenir.

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L’ex-président disait « vous n’entendrez plus parler de moi ». En plein mois d’août, il n’en peut plus et se rappelle au bon souvenir de l’UMP en utilisant la résistance syrienne. Lamentable ! Ce faisant, le président sorti passe allègrement sur son bilan. C’est quand même lui qui a reçu le 14 juillet 2008 Bachar El Assad à Paris sur les Champs-Elysées. Par ailleurs ce n’est pas la France exemplaire qu’il faut mettre en cause. Mais la Russie qui bloque une résolution au conseil de sécurité. Sarkozy se garde bien de mettre en cause son ami Poutine. La France est à l’avant garde du combat réunissant les amis de la Syrie fournissant à la résistance syrienne des moyens de télécommunications. Enfin, jouer, comme le fait Sarkozy, la résistance extérieur en mettant en lumière ses animateurs au détriment des combattants de l’intérieur c’est affaiblir l’unité nécessaire pour la transition. Tout cela pour se rappeler au bon souvenir de l’UMP qui doit trancher sur son leadership. C’est à la foi inélégant et inapproprié. Voilà ce que j’ai dis hier et aujourd’hui à la presse.