Retour sur le Congrès de l’Internationale socialiste

par · 3 septembre 2012

Le XXVIe congrès de l’IS se tenait pour la première fois en Afrique. En Afrique du sud plus précisément l’année du centenaire de l’ANC, une année ponctuée par une série de festivités qui se terminera par un congrès au cours duquel Jacob Zuma briguera l’investiture de son parti en vue de l’élection présidentielle.

C’est aussi le premier congrès de l’IS depuis les révolutions arabes, la crise ivoirienne, l’élection de Poutine et la libération d’Aung Sang Suu Kyi.

C’était donc l’occasion pour l’Internationale socialiste de tirer les conséquences de cette période là et de prendre la mesure des défis qui viennent.

Le Parti socialiste français n’a jamais tu ses critiques ou ses réserves car il a toujours cherché à renforcer une organisation internationale qui n’est plus exclusivement européenne. Nous devons apprendre les dures logiques du multilatéralisme y compris au sein du mouvement socialiste international et il est intéressant de constater combien les intérêts régionaux ou nationaux prennent facilement le pas sur les exigences de la solidarité internationale…

Lors du Conseil d’Athènes en 2011, un comité pour la Réforme avait été mis en place et le PS avait fait des propositions pour une « reformulation » de l’Internationale socialiste : le renforcement de son équipe dirigeante, la mise en place de campagnes politiques et de campagnes d’opinion, une coordination des progressistes pour travailler plus étroitement avec des formations non membres de l’IS comme les Démocrates américains, le PT brésilien ou encore le Parti du congrès, nous avons aussi proposé une coordination des think tanks progressistes.

Cela a pris forme par le soutien que le PS a apporté à la candidature de Mona Sahlin au poste de secrétaire générale pour succéder à Luis Ayala en poste depuis 24 ans. Bien qu’elle fut battue par le sortant, cela ouvre une nouvelle séquence avec l’existence d’un courant rénovateur au sein de l’IS qui dépasse le cadre des grands partis sociaux-démocrates européens.

Ségolène Royal, qui fut une des vice-présidentes les mieux réélues, a fait un discours dans lequel elle a été la seule à faire référence au massacre de Marikana où plus d’une trentaine de mineurs ont été tués par la police.

Georges Papandreou a été réélu président et il a pris la mesure de l’urgence d’une rénovation.

Le Parti socialiste contribuera à ce travail dans les mois qui viennent.